L’objectif de cette structure temporaire : aider les enfants à surmonter leur peur de la blouse blanche.

Dans la salle de consultation, Klara montre son lapin en peluche à un docteur en blouse blanche. "Noisette a mal à la patte, je crois qu’elle a fait une chute", indique d’un ton sérieux la jeune fille de 5 ans. L’animal est mesuré, pesé, ausculté. "La patte est cassée. Il nécessite une opération", analyse le docteur tout en manipulant l’animal.

Une dizaine de minutes plus tard, Klara quitte la salle de consultation, une ordonnance dans la main et son lapin dans l’autre. Direction le laboratoire de radiologie puis le bloc opératoire.

La jeune fille fait partie de la centaine d’élèves de 4 à 7 ans venus mardi matin à la Clinique des nounours installée pour trois jours sur le campus de l’UCL à Bruxelles.

Organisé par les étudiants en médecine, pharmacie et dentisterie, cet événement a notamment pour but de réduire l’angoisse des enfants lors d’une hospitalisation. "Le milieu médical et la blouse blanche ont tendance à effrayer les plus jeunes patients. Nous essayons justement d’enlever cette peur. Nous expliquons l’intérêt des gestes comme les prises de sang. Nous montrons que faire une radio ne fait pas mal", explique l’une des organisatrices, Camille Grandjean.

À la sortie du bloc opératoire, Jacques, 5 ans, montre son lion en peluche. "Il a un bandage car il est blessé. Maintenant, nous allons à la pharmacie pour aller chercher les médicaments", indique le jeune homme sous l’œil amusé d’une monitrice. "Les élèves sont très impressionnés et intéressés parce qu’il se passe. La Clinique des nounours est une initiative géniale car elle permet aux enfants de voir toutes les facettes de l’hôpital", explique Murielle qui a emmené 24 élèves de l’école Parc Shuman.

Le concept existe en Belgique depuis quatre ans déjà. Et connaît chaque année un succès plus important, explique Beatriz Sanchez, une autre organisatrice de l’événement. "Nous avons beaucoup de feedbacks positifs des parents. Ils nous racontent que leurs enfants paniquent moins en cas d’hospitalisation, lorsqu’ils ont fréquenté pendant une journée la Clinique des nounours."