Novavax va tester "la sûreté et l'efficacité" de son vaccin anti-Covid chez environ 3.000 adolescents âgés de 12 à 17 ans, "sur jusqu'à plus de 75 sites aux Etats-Unis", a annoncé l'entreprise dans un communiqué.

Deux-tiers des participants recevront le vaccin, et un tiers un placebo, en deux doses administrées à 21 jours d'écart. Dans un deuxième temps, six mois plus tard, ceux ayant eu le placebo recevront le vaccin, et inversement, afin que tous les participants reçoivent in fine le remède.

Ils seront suivis sur une période allant jusqu'à deux ans après les injections.

L'administration de ce vaccin n'est encore autorisée dans aucun pays, y compris pour les adultes. Novavax a annoncé vouloir déposer une demande d'autorisation en urgence au Royaume-Uni "au deuxième trimestre 2021", ainsi que peu après aux Etats-Unis.

En mars, l'entreprise a déclaré que son vaccin était efficace à 89,7% contre les formes symptomatiques de la maladie, selon des essais cliniques menés au Royaume-Uni sur plus de 15.000 personnes de 18 ans et plus.

Un autre essai clinique de phase 3 sur les adultes est en cours aux Etats-Unis et au Mexique.

Le vaccin de Novavax utilise une technologie différente de celles employées pour les vaccins déjà largement autorisés dans le monde. C'est un vaccin dit "sous-unitaire", à base de protéines qui déclenchent une réponse immunitaire, sans virus. Il peut être stocké à une température d'entre 2 et 8°C.

D'autres entreprises mènent également des essais cliniques de leur vaccin anti-Covid sur les adolescents, dont Moderna, Johnson Johnson, et l'alliance Pfizer/BioNtech. Cette dernière a pour sa part déjà demandé l'autorisation de son vaccin chez les 12-15 ans aux Etats-Unis et en Europe. L'Agence européenne des médicaments a annoncé lundi avoir entamé l'évaluation de son utilisation chez cette tranche d'âge.

La vaccination des enfants et adolescents représente la prochaine étape des campagnes de vaccination. S'ils sont moins exposés aux cas grave de la maladie, ils peuvent néanmoins contribuer à la propagation de la maladie, et selon les experts les vacciner est ainsi nécessaire pour mettre fin à l'épidémie.