"Mais nous ne sommes pas encore là", a toutefois tempéré lors de cette annonce, le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield. S'exprimant lors d'une conférence de presse, il a prié les Américains de rester vigilants dans leurs efforts pour lutter contre la propagation du virus.

Le Secrétaire d'Etat américain à la Santé, Alex Azar, a aussi abondé dans le sens qu'il était raisonnable d'escompter d'avoir un ou deux vaccins d'ici la fin 2020 à inoculer aux individus les plus vulnérables du pays.

"Et ensuite d'ici la fin janvier, nous nous attendons à avoir assez de vaccins pour les personnes âgées, le personnel de santé et d'urgence", a poursuivi M. Azar lors de la conférence de presse. "D'ici fin mars ou début avril, des vaccins en suffisance seront disponibles pour tous les Américains qui souhaitent être vaccinés".

Ces prédictions sont basées sur les informations de l'industrie pharmaceutique mais ne garantissent pas qu'un vaccin sera bien disponible aux USA selon ce calendrier.

Mercredi, la recherche s'est heurtée à un nouvel obstacle alors qu'un volontaire ayant participé aux tests du vaccin élaboré par l'université d'Oxford contre le Covid-19 est mort au Brésil. Il s'agit du premier décès d'un volontaire prenant part aux tests d'un des nombreux essais de vaccin en cours dans le monde.

Mais Oxford a assuré que la phase 3 des tests de ce vaccin développé avec le laboratoire AstraZeneca allait se poursuivre, un comité indépendant ayant conclu qu'ils ne présentaient pas de risque pour la santé des volontaires.

En septembre, les tests du vaccin d'Oxford avaient été suspendus après l'apparition d'une "maladie potentiellement inexpliquée" chez un volontaire au Royaume-Uni. Mais le comité indépendant avait conclu qu'il ne s'agissait pas d'un effet secondaire lié au vaccin.