Pour cette étude, les chercheurs ont observé plusieurs foyers où des cas de coronavirus avaient été décelés. Ils ont ensuite analysé si la contamination s'était propagée aux autres membres de la famille. Il s'est avéré que ce n'était pas toujours le cas et que certains individus continuaient à présenter des tests PCR négatifs.

"Nous avons découvert que des niveaux élevés de lymphocytes T préexistants, créés par le corps lorsqu'il est infecté par d'autres coronavirus humains comme le rhume, peuvent protéger contre l'infection au COVID-19", explique le Docteur Rhia Kundu, coauteur de l'étude auprès de Sky News.

Même si les chercheurs estiment qu'il s'agit là d'une "découverte importante" dans la lutte contre le coronavirus, ils continuent à souligner l'importance de la vaccination: "Cela reste le meilleur moyen de se protéger contre le Covid-19", affirment-ils. Par ailleurs, ce serait une "graveur erreur", selon eux, de penser que toute personne ayant récemment attrapé un rhume est automatiquement protégée. En effet, ils rappellent que les coronavirus ne représentent que 10 à 15 % des rhumes.

Cette étude pourrait néanmoins fournir une aide inestimable dans la conception de futurs vaccins. Elle nous apprend que les lymphocytes T s'attaquent aux protéines situées à l’intérieur du coronavirus et non pas à la protéine "spike", située à l'extérieur, dont le virus se sert pour pénétrer dans nos cellules. Les vaccins actuellement sur le marché visent justement cette fameuse protéine. A l'avenir, il est donc possible que des vaccins plus performants voient le jour grâce à cette découverte.

Le lien vers l'étude complète: ici