Une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l'Université d'Oxford apportent des précisions sur l'impact de la vaccination sur la transmission du Covid-19. Pour ce faire, ils ont analysé les données de 139.164 contacts rapprochés de 95.716 personnes infectées par le SRAS-CoV-2 entre janvier et août 2021 au Royaume-Uni. Il s'agit de la période durant laquelle les variants Alpha (britannique) et Delta (dit indien) étaient en compétition pour devenir dominant.

Les résultats de cette recherche montrent que si les vaccins offrent bien une protection contre l'infection et successivement la transmission du coronavirus, le variant Delta l'atténue fortement. En effet, au risque deux fois plus importants de développer une forme grave de la maladie lié au variant Delta, s'ajoute un risque également deux fois plus élevé de transmettre le virus.

Ainsi, cette étude alerte sur le fait que les bénéfices de la vaccination sur la transmission disparaissent avec le temps dans le cas du variant Delta. La probabilité qu'une personne infectée après avoir reçu le vaccin AstraZeneca transmette le virus à un contact rapproché deux semaines après est de 57%. Ce chiffre monte à 67% après trois mois... Pour comparaison, ce dernier pourcentage correspond à la probabilité qu'une personne non vaccinée propage le virus.

Le même constat est formulé avec les personnes ayant reçu le vaccin Pfizer/Bio&Tech : les probabilité qu'un cas contact soit infecté par une personne vaccinée infectée par le variant Delta passent ainsi de 42% à 58%.

"Il y a un changement radical avec Alpha par rapport à Delta, mais il y a aussi un changement au fil du temps", conclut le co-auteur David Eyre, épidémiologiste à l'Université d'Oxford, cité dans le Revue Nature. Il souligne ainsi l'intérêt des campagnes de rappel.