Une étude internationale menée par la Vrije Universiteit Brussel (VUB) et le Global Brain Health Institute de San Francisco a démontré que les soins palliatifs étaient souvent négligés dans les lignes directrices relatives au Covid-19 et élaborées pour les maisons de repos et de soins.

Or, ce sont justement ces établissements et les personnes âgées qui ont été les plus touchés par le virus, surtout en Belgique. Les chercheurs ont rassemblé un total de 81 documents contenant des lignes directrices communiquées aux maisons de repos et de soins à travers le monde entier. Les documents proviennent d'organisations internationales telles que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de 62 experts de différents pays à revenu élevé, intermédiaire et faible.

L'étude montre que sur les 81 documents, seuls 21, soit un peu plus d'un quart du total, font spécifiquement référence aux soins palliatifs. Élaborées au Royaume-Uni, en Suisse, en Irlande, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande, en Belgique et aux Pays-Bas, ces rares documents sont principalement axées sur les visites en fin de vie et l'adieu.

"Le personnel des centres de soins doit faire face à des situations de fin de vie complexes, aujourd'hui plus difficiles qu'auparavant, et nécessitant de nombreuses connaissances spécifiques", affirme la docteure Lara Pivodic, de la VUB. "Les lignes directrices sont, en général, réductrices et manquent de recommandations précises pour les prestataires de soins de santé. Il faudra, à l'avenir, accorder plus d'attention aux soins palliatifs, tant dans notre pays qu'à l'étranger."

Les chercheurs plaident par ailleurs pour une augmentation des ressources financières accordées aux soins palliatifs dans les maisons de repos et de soins.