Samedi dernier, le chef de la Task Force vaccination, Dirk Ramaekers s'étonnait de voir que 15% des infections au Covid-19 étaient toujours liées au variant Delta dans les données publiées par l'Institut de santé publique, Sciensano. En effet, les experts avaient prédit que la totalité des nouvelles contaminations seraient dues à Omicron avant la fin de l'année 2021. Une constat interpellant en sachant qu'il ressort de nombreuses études que le variant Delta est plus pathogène qu'Omicron.

Ce mardi, le biostatisticien Tom Wenseleers (KU Leuven) apporte cependant un nouvel éclairage à cette observation auprès de Het Laatste Nieuws. Il explique ainsi qu'une nouvelle version du variant Omicron, le BA.2, se répand en Belgique et au contraire de la précédente, BA.1, elle n'est pas détectée avec le même procédé. "Pour l'instant, il ne s'agit que d'un faible nombre de contaminations, c'est difficile de donner un chiffre", indique-t-il. En effet, d'après le virologue Piet Maes (KULeuven), le sous-variant BA.2 du variant Omicron du coronavirus représentait mardi 1,1% de toutes les nouvelles infections détectées

Actuellement, la version BA.1 peut être identifiée comme résultat secondaire des tests PCR. Mais selon Tom Wenseleers, ce n'est pas le cas de la version BA.2, qui serait ainsi confondue avec Delta dans les chiffres de l'épidémie dans notre pays. Il pense que le Delta continue de se propager en Belgique, mais moins qu'on ne le pense. "La question est de savoir si Delta va complètement disparaître ou s'il va réapparaître à plus long terme."

L'expert indique également à nos confères que cette nouvelle version d'Omicron proviendrait probablement d'Inde (où il est devenu presque le seul variant présent) et montre plus de résistance à notre immunité. Mais il reconnait aussi que l'on en connait très peu à son sujet jusqu'à présent et estime que les premières données utiles proviendront sûrement du Danemark car la structure d'âge et le pourcentage de vaccinés dans ce pays se rapprochent plus de la situation belge.