"Nous avons conclu les négociations, et nous pensons que ce contrat sera signé dans les prochains jours", a-t-elle indiqué lors d'un entretien avec quelques journalistes.

L'accord "sera approuvé, je le pense, mercredi par le collège de la Commission", suivront alors des procédures sur "deux ou trois jours" pour obtenir le feu vert des Etats membres, "et puis nous signerons", a-t-elle expliqué.

L'exécutif européen a conclu début septembre un accord préliminaire avec l'allemand BioNTech et l'américain Pfizer pour précommander 200 millions de doses de leur vaccin en préparation, avec l'option d'acquérir cent millions de doses supplémentaires.

Les deux laboratoires ont annoncé lundi que leur vaccin était "efficace à 90%" contre les infections au Covid-19.

La Commission "devra décider mercredi si elle accepte ou non l'accord sur la table, et celui-ci sera ensuite envoyé aux Etats, qui décideront quelles quantités ils veulent acheter à partir du contrat" signé par l'UE, a précisé un porte-parole de l'exécutif européen.

"C'est seulement à l'issue du processus que tout sera finalisé. La décision de demain est cruciale pour déterminer les conditions auxquelles les Etats pourront acheter le vaccin", a-t-il insisté.

Selon Stella Kyriakides, il existe un plan de répartition allouant les doses disponibles au pro rata de la population de chaque Etat.

La distribution restera suspendue au feu vert du régulateur, l'Agence européenne des médicaments (EMA), qui n'a pas encore reçu les données de l'essai clinique de Pfizer/BioNTech: elle devra les examiner avant de soumettre un avis à la Commission, qui décidera de l'autorisation de mise sur le marché.

L'UE a déjà signé trois contrats pour précommander d'éventuels vaccins: avec le suédo-britannique AstraZenaca et l'américain Johnson & Johnson (jusqu'à 400 millions de doses auprès de chacun), ainsi qu'avec le duo franco-britannique Sanofi-GSK (jusqu'à 300 millions de doses).

Outre BioNTech-Pfizer, l'UE a également conclu des accords préliminaires avec l'allemand CureVac et l'américain Moderna.

"Nous aurons probablement un portefeuille de six candidats prometteurs (...) Un portefeuille diversifié accroît nos chances d'avoir accès à un vaccin efficace et sûr", observe Mme Kyriakides.

L'UE s'attend toujours à ce qu'un vaccin soit disponible début 2021, a-t-on indiqué de source européenne.