Au-delà du genre, de l'âge ou des comorbidités, la génétique pourrait elle aussi bel et bien jouer un rôle dans la résistance au coronavirus.

Selon une récente étude menée par les chercheurs Hugo Zeberg et Svante Paabo, une mutation génétique présente dans l'ADN du Néandertal pourrait réduire les risques d'infection grave au Covid-19 d'environ 22%. Pour réaliser cette étude, les deux scientifiques ont analysé des échantillons prélevés sur plus de 2.200 patients souffrant de formes graves du virus. 

Concrètement, la présence d'un certain haplotype (un ensemble de gênes) sur le chromosome numéro 12 permettrait de réduire les formes graves du coronavirus, mais également d'autres virus de type ARN, comme l'hépatite C ou le virus du Nil occidental. Cet haplotype en question est présent chez l'homme de Neandertal, et se retrouve donc aujourd'hui dans certaines populations du globe, mais pas d'autres. "Cet haplotype est présent à des fréquences importantes dans toutes les régions du monde en dehors de l'Afrique", ont déclaré les chercheurs. "Il est présent dans les populations d'Eurasie et des Amériques à des fréquences qui atteignent et dépassent souvent 50%".

Selon CNN, cette découverte pourrait expliquer pourquoi certaines personnes originaires d'Afrique présentent davantage de formes graves du Covid-19 que d'autres.