Vendredi dernier, le Codeco s'est réuni pour annoncer de nouvelles mesures restrictives. Plusieurs secteurs ont été particulièrement visés comme le monde de la nuit, directement mis à l'arrêt. Tout comme l'événementiel et l'Horeca qui sont fortement impactés.

Ce lundi matin, le ministre Willy Borsus était l'invité de Fabrice Grosfilley sur BEL RTL. Le Wallon a plaidé pour des aides envers ces trois secteurs particulièrement touchés.

"C'est vraiment un coup très très dur pour les secteurs concernés. Il faut savoir que les dancings et les discothèques sont restés fermés pratiquement toute la période concernée. Depuis le début de la pandémie, on a eu une très brève réouverture. Effectivement, refermer au moment où des secteurs espéraient pouvoir se relancer et reconstituer un certain nombre de réserves d'activités, c'est vraiment une catastrophe", a-t-il expliqué.

La semaine passée, une demande d'aide était créée. Depuis le 24 novembre, les différents acteurs travaillant dans les boites de nuit peuvent toucher certains montants. Ils s'élèvent jusqu'à à 8.000 euros pour un indépendant qui travaille seul et 24.000 euros pour celui qui emploie 50 temps pleins. 

Le ministre de l'Economie pense qu'il faut relancer les aides déjà en place. C'est une priorité pour accompagner le secteur qui fait face à une nouvelle fermeture: "Je vais proposer d'organiser à nouveau le dispositif et d'allouer à nouveau les mêmes sommes compte tenu du fait que la période se prolonge".

Evénementiel et Horeca

Actuellement le secteur de l'événementiel ne perçoit pas d'aide particulière, une situation que souhaite changer le ministre Borsus. "Je plaide pour qu'on intervienne en leur faveur également. Je vais rencontrer le secteur parce que contenu de la diversité des situations auxquelles ils doivent faire face, on doit pouvoir répondre de la façon la plus appropriée", a-t-il assuré.

En plus de ces mesures, le libéral insistera pour une aide fédérale combinée. "Je pense, et j'espère, qu'il y aura aussi un volet fédéral avec la prolongation des droits passerelle ou de chômage économique de type corona, et le fait de pouvoir réintroduire la TVA à 6%. J'y suis très favorable."