"Mais on va quand même voir une augmentation des cas et des décès à cause d'un rebond hivernal", a averti le directeur régional de l'Organisation Mondial de la Santé (OMS) pour l'Europe. "C'est pour cela que c'est très important que les gens continuent à écouter les conseils des autorités." Le développement de vaccins disponibles en 2021 représente un espoir, même si le virus ne disparaîtra pas totalement. Avant cela, il est nécessaire de rester vigilant cet hiver. "Y aura-t-il une troisième vague ? Tout dépend de nous. Si on porte les masques, si on suit les mesures strictes, on peut éviter beaucoup de décès. Le virus n'a pas changé, il n'est ni plus fort ni plus faible. La solidarité est le seul chemin car c'est trop tard pour un vaccin cet hiver."

Le Belge a par ailleurs estimé que la situation dans notre pays n'était pas spécifiquement pire qu'ailleurs en Europe. "Dans la manière dont on rapporte les décès, la Belgique est très très stricte et suit les conseils de l'OMS", a-t-il indiqué. La situation délicate est, selon lui davantage liée "à l'âge (de la population), à la densité, aux infrastructures de communication..." qu'au comportement des habitants. "Et on sait que la gouvernance est un peu compliquée", a-t-il ajouté même si "c'est trop tôt pour tirer des leçons définitives." En outre, les difficultés de gestion du testing et du tracing ne sont pas propres à la Belgique.