Suite au rapport des experts dévoilé ce mercredi soir et les réactions alarmistes qui en ont découlé, Yves Coppieters revient sur la situation sanitaire actuelle en Belgique. " Actuellement, il n'y a ni signe positif ni signe négatif", tempère l'épidémiologiste , "nous nous trouvons toujours sur ce même plateau d'hospitalisations, qui reste en revanche trop élevé". 

Or pour l'expert, ce sont précisément les hospitalisations qui doivent représenter l'indicateur phare concernant l'évolution de l'épidémie. " La plus forte pénétration des variants dans la population ne signifie pas pour autant le démarrage de la troisième vague. Affirmer cela aujourd'hui est une erreur d'interprétation des chiffres. Nous ne pourrons l'affirmer que lorsque nous constaterons une augmentation des indicateurs hospitaliers", explique-t-il.

Les sorties médiatiques de ces derniers jours ont donc de quoi agacer l'expert. Celui-ci reproche que la communication scientifique anxiogène précède toujours la communication politique. Selon lui, les décisions politiques se retrouvent alors "cadenassées" par les réactions des experts. "Or, il s'agit de deux communications totalement différentes. Les politiciens ont beaucoup d'autres éléments à prendre en compte que le seul critère sanitaire", souligne Yves Coppieters.


Dès lors pas de quoi s'alarmer ? "Il est clair que les nouvelles souches du virus sont plus contagieuses et certainement plus virulentes mais ce n'est pas pour autant que nos gestes barrières et notre stratégie ne sont plus efficaces", indique Yves Coppieters. Celui-ci insiste en revanche sur la nécessité de renforcer la stratégie actuelle avec notamment la montée en puissance du testing et l'utilisation de masques plus efficaces. "C'est en renforçant la stratégie actuelle que nous pourrons garder la situation sous contrôle", conclut-il.