Saint-Graal des relations sexuelles, il n’est pas toujours atteint. Et c’est normal.

Parfois oublié, parfois ignoré, souvent recherché, l’orgasme, en particulier féminin, n’est pas toujours au rendez-vous de nos moments intimes. Malgré un tabou qui plane toujours sur le sujet, les études se sont multipliées à tel point qu’atteindre le septième ciel semble parfois relever de la prouesse. Mais à force d’être poursuivi, la pression entourant ce qui peut s’apparenter au Graal des relations sexuelles, en devient telle qu’il se dérobe presque aussitôt qu’on essaye de le toucher. Et si la solution était le lâcher prise ?

Pas une fin en soi

D’abord, il faut apprendre à reconnaître que l’orgasme n’est pas une fin en soi. Il est tellement recherché dans chacune de nos relations sexuelles que deux femmes sur trois avouent avoir déjà simulé un orgasme. Comme si son absence était synonyme d’échec. Pourtant, avoir seulement l’orgasme en ligne de mire et ne pas l’atteindre pourrait bien mettre la pression sur les partenaires pour toutes les tentatives suivantes.

Et si on voyait cela plutôt comme la cerise sur le gâteau d’un moment câlin réussi ? Avant toute chose, il faut pouvoir lâcher prise. D’abord, il faut se sentir bien dans son corps et sous le regard de l’autre. Laissez tomber ces poils, ces bourrelets et la forme de vos seins. Pour parvenir à l’orgasme, il faut être capable de s’abandonner complètement sans se sentir vulnérable. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais ça s’apprend. Avant d’être bien dans votre corps, il vous faudra être bien dans votre tête. La vider des pensées parasites et la remplir du bien-être du moment. Sans oublier que pour atteindre l’orgasme, il faut connaître ce qui nous fait plaisir. Alors, seule ou à plusieurs, rien de tel que de s’explorer et apprendre à savoir ce qui procure le plus de plaisir.

Et puis, il faut pouvoir accepter que toutes les femmes n’atteindront pas le même orgasme de la même façon. D’après une étude de l’université Chapman et de l’institut Kinsey menée aux États-Unis auprès de 52 000 Américains, seuls deux tiers des femmes disent atteindre l’orgasme régulièrement, contre 95 % des hommes.

Pas seulement la pénétration

Contrairement à ce que l’on croit souvent, la pénétration n’est pas la manière ultime pour une femme d’atteindre l’orgasme. Des spécialistes ont identifié trois pratiques qui, réunies, permettraient d’y parvenir plus facilement : les langoureux baisers, la stimulation manuelle des parties intimes et le sexe oral. La pénétration n’y figure pas. Si vous ne grimpez pas au rideau comme vous le voudriez, peut-être serait-il bon d’explorer ces pratiques bien connues et pourtant souvent laissées de côté ?