Faire du bien rien qu’avec les mains, c’est tout un art. Petit guide des zones érogènes à caresser sans modération.

Le toucher, lorsqu’on fait l’amour, est sans doute le sens le plus mis à contribution. À tel point qu’il a sa pratique sexuelle bien à lui : la méthode Karezza, ou l’art des caresses sans la pénétration. Mais même lorsqu’on passe à l’acte de manière plus traditionnelle, embrasser et caresser le corps de l’autre peut véritablement booster la libido, à condition de bien s’y prendre du moins. Car il ne s’agit pas de passer sa main n’importe où. Certaines zones sont plus sensibles que d’autres au toucher. Il s’agit de ces fameuses zones érogènes qui ont le pouvoir de faire monter l’excitation. Question de mécanique ou de sensibilité, cela dépend de chacun. À explorer durant les préliminaires ou l’acte en lui-même. Mais pour une ascension au septième ciel presque garantie, encore faut-il connaître les parties du corps les plus sensibles.

Explorer son corps

Il existe plusieurs types de zones érogènes. D’abord, il y a les plus évidentes, c’est-à-dire le clitoris et le vagin chez la femme et la verge et le gland chez l’homme. Pressions, caresses et frottements seront la bénédiction de ces endroits situés en surface. Pour le vagin, stimulé par la contraction des muscles, une pénétration est nécessaire pour atteindre le mystérieux point G.

Il existe également d’autres endroits du corps qui, excités sous les caresses, décuplent le plaisir sexuel. Il s’agit de zones secondaires, non nécessaires à la jouissance ultime mais qui sont bien sources de plaisir. On parle du pubis, des fesses, de l’aine, des lèvres, du périnée, de l’anus et des seins chez la femme. Chez l’homme, la carte pointe vers l’intérieur des cuisses, le bas du ventre et autour des testicules jusqu’à l’anus.

Finalement, il existe une troisième catégorie de zones érogènes. Ce sont celles qui dépendent du vécu et des envies de chacun et qui permettent de stimuler les zones primaires. Le but est de déclencher l’excitation qui mènera à l’érection ou à la lubrification vaginale. Ici, chacun peut y aller de son imagination en fonction de l’expérience acquise avec le ou la partenaire. Des baisers partout, une langue qui se balade, des oreilles mordillées, des mains passées dans les cheveux ou qui enserrent la taille. Tout est bon pour faire monter le désir et promettre une partie de jambes en l’air fougueuse.

Se laisser aller

Hormis les zones érogènes principales, le reste dépend de l’appréciation de chacun. Selon les expériences, l’imaginaire et les fantasmes, on développera des sensations différentes à divers endroits secondaires de son corps. Tout est question de connaissance de soi et de communication avec l’autre. Malheureusement, cela ne suffit pas toujours. Pour pouvoir s’abandonner aux stimuli que provoque l’excitation d’une partie de notre corps, il est important d’être détendu. Lorsqu’on est angoissé, stressé ou qu’on a des soucis en tête, le corps tout entier se tend, voire devient hostile aux agitations extérieures.

Il ne faut donc pas avoir peur d’y aller en douceur et de voir comment l’autre réagit, sans forcer. Dans un contexte favorable et détendu, il n’en faudra pas beaucoup pour que la fièvre monte.

La position du "CAT"

Parfois, les positions sexuelles telles qu’on les connaît sont faites pour être modifiées, explorées, bougées. Si la jouissance ne vient pas dans certaines positions, il faut peut-être simplement essayer de décaler son corps de quelques centimètres pour atteindre l’orgasme. C’est la technique du CAT, pour "Coïtal Alignment Technique" (Technique d’alignement coïtal, en français). Et il promet de sublimer la très classique position du missionnaire.

La technique est simple. Il suffit que l’homme, qui se trouve donc au-dessus, monte de quelques centimètres pour que ses épaules se trouvent à hauteur de la tête de sa partenaire. Dans cette position, non seulement le vagin est stimulé grâce à la pénétration mais le sexe de l’homme appuie par la même occasion sur le clitoris, pour une stimulation doublée. Cette technique fonctionne aussi lorsque la femme se trouve au-dessus et qu’elle garde les jambes tendues. Une manière de faire durer le plaisir pour tous les deux.