Sexualité Il est Néerlandais, elle est Belge. Il parle très bien l’anglais, elle non. La barrière de la langue pourrait les empêcher d’avoir une histoire… À moins que le sexe ne soit un langage universel ?

Bulgarie, 3 h du matin. Olivia* et l’une de ses amies rentrent de boîte et se dirigent vers leur hôtel. Elles attendent leur troisième comparse, partie avec un homme. À quelques mètres d’elles, deux Hollandais fument. Après quelques minutes, instinctivement, les deux groupes se rapprochent : "J’ai beau avoir un niveau très limité en anglais, comme eux le parlaient très bien on a réussi à discuter un peu", raconte Olivia, 23 ans. Très vite, elle trouve Momo*, à son goût. Il dégage quelque chose et elle tombe sous le charme de sa voix et de son rire. L’alcool l’aide à se faire comprendre mais impossible pour eux de se lancer dans une grande conversation. "On essayait de dire des mots qu’on comprenait tous les deux, et il était très comique !", rit-elle. Alors, pour franchir la barrière de la langue, les deux jeunes laissent parler leur corps et le non verbal.

La musique comme substitut aux mots

Olivia se rapproche progressivement, ils se touchent (...)