Le déconfinement ne fait pas que des heureux. 22 % des Belges veulent même quitter leur emploi et changer de vie.

Si le confinement a suscité des angoisses, le déconfinement en provoque tout autant si pas davantage chez certains. Le retour au métro-boulot-dodo est boudé par un certain nombre de citoyens qui, avec le temps, ont fini par s’habituer au télétravail. Ils y ont trouvé un nouvel équilibre dont ils ne veulent plus se passer. D’autres éprouvent tout simplement des craintes à l’idée de revoir du monde, la peur de contracter le virus freinant ainsi leur retour au bureau.

Des réticences à retourner sur le lieu de travail qui se confirment par une étude réalisée par Stepstone. Le site d’emploi leader sur le marché belge a interrogé un échantillon de 2.587 personnes au mois de mai. Il en ressort qu’un Belge sur 3 ne veut pas retourner sur son lieu de travail. Un salarié sur 3 estime ainsi qu’il est encore trop tôt pour reprendre le chemin du boulot. Un tiers des répondants disent en même temps craindre des soucis financiers et mentaux sur le plus long terme.

A côté de ce tiers de travailleurs qui ne souhaitent pas réintégrer le bureau (39 %), un autre tiers (34 %) s’en réjouit par contre. 27 % des autres répondants précisent ne pas avoir le choix, le télétravail étant toujours maintenu au sein de leur entreprise.

Pour ceux qui sont heureux de ce retour professionnel, dans la moitié des cas, ils se disent impatients de retrouver des interactions humaines.

Les plus inquiets estiment par contre que le télétravail est le compromis parfait entre travail et santé. La moitié de ces travailleurs qui veulent rester à la maison disent tout simplement préférer le travail à domicile. 43 % craignent par contre d’être contaminés s’ils retournent sur leur lieu de travail et 26 % s’imaginent que leur employeur n’est pas en mesure de garantir leur sécurité. Un Belge sur cinq se verrait rester chez lui jusqu’à la rentrée, en septembre.

Là où tous les travailleurs interrogés se rejoignent (91 %) c’est sur le rôle que leur employeur a à jouer dans la limitation de la pandémie, en instaurant des mesures de sécurité comme la distanciation sociale, des horaires flexibles et du travail à distance quand c’est possible. Des employés qui, dans la moitié des cas, voudraient aussi que des tests sérologiques soient proposés par leur patron.

Tout plaquer pour une autre vie

Autre chiffre intéressant qui ressort de cette étude : 22 % des Belges interrogés envisagent de quitter leur travail et ce parce qu’ils déplorent la manière dont leur employeur a géré la pandémie.

Si d’autres ne comptent pas claquer la porte, ils sont en revanche plus de 8 sur dix à s’attendre à un réel changement sur le long terme dans leur vie professionnelle. Seul l’avenir le confirmera ou pas.