Un spectacle surtout impressionnant pour ceux qui étaient bien équipés

BRUXELELS Le froid, les nuages et un intérêt moindre que pour l’éclipse historique du soleil que nous avons connue en Belgique le 11 août 1999 n’ont pas empêché les plus fervents des astronomes, professionnels ou non, de scruter le ciel, mardi, pour assister à la disparition de la Lune sur le coup de 20 h 50.
Les membres du Centre astrologique de Bruxelles avaient ainsi fait le déplacement dans le Brabant wallon, à Malèves-Sainte-Marie. "C’est traditionnellement à cet endroit qu’on se réunit pour observer les éclipses totales de Lune", nous expliquait son président Albert Lheureux quelques minutes avant de quitter Bruxelles pour assouvir sa passion.
Relativement rare, une éclipse totale de la Lune ne se produit qu’une fois ou deux par an. Et toujours à la pleine Lune lorsque Terre, Soleil et Lune sont parfaitement alignés.
Ce mardi, la phase de la totalité a duré exactement 61 minutes, de 20 h 50 à 21 h 51. Mais il faut bien l’avouer: hormis les passionnés qui étaient équipés d’un télescope, le spectacle n’a rien eu de palpitant. La fameuse couleur rougeâtre, provoquée par la déviation des rayons lumineux du soleil dans l’atmosphère terrestre, n’a pas été perceptible à l’œil nu. Par contre, l’entrée de la Lune dans la pénombre de la Terre à 18 h 44, l’entrée dans l’ombre à 19 h 42 et la lente mais inexorable disparition de Lune derrière l’ombre de la Terre ont pu être suivies par tous ceux qui avaient les yeux rivés vers le ciel.
Après cette éclipse du mardi 9 janvier, ne se succéderont pendant plus de deux ans que des éclipses partielles. Les prochaines éclipses totales de Lune en Europe occidentale seront visibles le 16 mai 2003 (peu au-dessus de l’horizon, donc dans de mauvaises conditions) et le 9 novembre 2003 (dans des conditions d’observation plus favorables). Enfin, une éclipse totale du Soleil pourra être observée cette année, le 21 juin, en Afrique Australe ou dans le sud de Madagascar.

L'infographie de l'éclipse