Le sapin du Palais est prêt

Nicolas Druez

Il a été coupé mercredi et rejoindra Bruxelles pour la St-Nicolas

ST-HUBERT Seize mètres de haut, des branches basses fort touffues, une forme régulière... Le sapin de Noël appelé à trôner devant le Palais Royal pour les fêtes de fin d'année a fière allure. Coupé mercredi dans le froid et la brume par les ouvriers du Domaine forestier provincial de Mirwart (St-Hubert), il prendra la route de la capitale le jour de la St-Nicolas, le 6 décembre. Un beau cadeau! L'équipe s'est entourée d'un luxe de précautions. Après avoir été tronçonné, l'épicéa ardennais a été prudemment poussé par une pelleteuse sur un grapin. Pas question, en effet, de le laisser s'abattre par terre. Il attend maintenant sur des tréteaux, au bord de la forêt, son départ pour Bruxelles.
Selon le département des ressources naturelles du Luxembourg, les producteurs ardennais écouleront cette année pas moins de 5 millions de sapins. L'épicéa commun, le grand classique, occupe toujours le haut du tableau. Mais le Nordmann, avec sa teinte brillante, voit sa cote monter en flèche depuis quelques années. Avantage de ce dernier: il garde ses aiguilles très longtemps. Il est aussi plus cher. D'autres variétés se taillent une plus petite part de marché, par exemple le pungens ou le sapin de Serbie.

Alors qu'un épicéa commun se vendait il n'y a pas si longtemps 125 F au pied du camion, son prix remonte aujourd'hui. Pour un arbre de 1,5 et 2 mètres, il faut compter, une fois coupé, entre 150 et 200 F. Chez un fleuriste à Bruxelles, le public l'achètera dans une fourchette comprise entre 400 et 500 F. Le secteur se porte donc mieux que milieu des années 90. Du coup, le sapin naturel regagne des parts de marché par rapport à son concurrent en PVC.

Même en Grèce!

Ce regain d'intérêt pour l'Ardennais s'explique entre autres par un plus large choix et par le soin qu'apportent les producteurs à leur culture. Ils se sont par ailleurs adaptés aux exigences de la grande distribution et des gardens: les tailles, les arbres avec mottes, en pots, etc. Les clients demandent des conditionnements multiples. Chaque plant est lui, plus que jamais, traité avec soin tout au long de l'année. Si le sapin de nos contrées a repris du poil de la bête chez nous, il est également apprécié à l'étranger. Une grande partie est exportée vers la France un gros consommateur , l'Angleterre, l'Italie ou encore l'Espagne. Une société a même envoyé ses deux premiers camions en Grèce.

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