Mort subite: favoriser l'autopsie

J.M.

Les parents décideront de demander, ou non, l'intervention

BRUXELLES Le Sénat a voté, hier, en séance plénière, une proposition de loi visant à réglementer la pratique de l'autopsie après `le décès inopiné et médicalement inexpliqué´ la mort subite, en fait d'un enfant de moins d'un an. Un texte déposé, en avril 2000, par le sénateur Alain Destexhe (PRL), et qui a subi, par rapport à la mouture initiale, quelques évolutions.
Cette initiative vise, en fait, à permettre au corps médical de progresser dans la connaissance d'un syndrome dont les causes restent encore méconnues. Des campagnes de prévention aérer la chambre du bébé, éviter la position ventrale durant le sommeil, ne pas fumer en sa présence... ont permis de diminuer, de manière sensible, le nombre de cas enregistrés chaque année. Mais ce n'est pas suffisant. Ce texte fournit, en fait, un nouvel outil; en sachant qu'à l'heure actuelle, l'autopsie n'est pratiquée que dans 20% des cas (un taux bien inférieur à nos voisins.
Enfin, ce syndrome soulève de lourdes interrogations, liées à l'attitude parfois ambiguë de certains parents. Des études évaluent à un peu moins de 5% le nombre de nourrissons apparemment décédés pour une raison inexpliquée, mais qui seraient en fait morts étouffés, sans trace apparente de mauvais traitements.
Les trois temps forts de la proposition.

• Un: les parents (ou les personnes qui exercent l'autorité parentale) `peuvent demander´ une autopsie permettant de rechercher les causes du décès médicalement inexpliqué. Dans un premier à l'instar de la procédure qui prévaut pour le don d'organe , il était prévu que l'autopsie serait pratiquée d'office, sauf si les parents informés au préalable s'y opposaient. Par ailleurs, l'âge des enfants a été abaissé, passant de deux ans à un an.

• Deux: le médecin qui constate le décès a l'obligation d'informer les parents du droit à demander l'autopsie, qu'il leur propose d'ailleurs `dans le cadre d'un bilan post-mortem´. La décision des parents doit être actée par écrit.

• Trois: le corps de l'enfant doit être pris en charge par un centre spécialisé dans la mort subite. Le certificat de décès ne pourra porter la mention `mort subite´ que si une autopsie dont les résultats seront évidemment communiqués aux parents a été pratiquée.

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