Alfonso, de la frite au X

F. Sch.
Alfonso, de la frite au X
©DH

Ce Manageois a réalisé son premier film X en juillet

Pour Jean-Marie, acteur, "il y a toujours un petit stress"


MANAGE À l'âge de 29 ans, Alfonso Casucci aime le sexe, sans en être un "allumé", ni un pervers. En juillet, ce Manageois a mis les deux... pieds dans la pornographie en réalisant son premier film X, Hotel. Tourné en un jour, en haute définition et en région du Centre. Le pitch ? Une livreuse de jouets sexuels fait de belles rencontres... sur canapé...

"J'ai fait connaissance avec la pornographie à l'adolescence, raconte-t-il. Mais si je regardais, je ne connaissais pas le milieu. Puis, j'ai investi dans un site basé sur le sexe. Il faut aimer les produits X, et avoir beaucoup de contacts. J'ai fait pas mal de soirées privées à Paris, où j'ai rencontré quelques actrices et découvert qu'il y avait très peu de production belge. De fil en aiguille je me suis lancé."

La première étape : créer une boîte de prod baptisée Label Gicle productions. Les objectifs d'Alfonso sont commerciaux. Il souhaiterait par la suite éditer des magazines et des sites spécialisés. "Je n'aime pas tellement la routine, j'ai un tempérament fonceur, entrepreneur. Je voulais travailler dans un secteur qui me plaise. Et puis les moeurs évoluent, le porno se démocratise, et les stars du X sont plus médiatisées."

Alfonso n'a donc pas hésité quand il a fallu rendre les clés de la friterie qu'il gérait auparavant, pour se lancer dans le porno. Un porno plutôt chic, mis à la mode par les Dorcel, Colmax ou Private. L'extrême très peu pour lui. "Ce n'est pas un porno crade, mais un porno avec de belles images. Je n'aime pas le côté obscène, quand je regarde. Je recherche le côté artistique. C'est pour cela qu'en Belgique, c'est plus difficile de se lancer, parce qu'on tombe souvent sur des rigolos. Dès lors, les acteurs font plutôt carrière en France, en Italie, en Espagne. C'est la folie là-bas."

Le plus difficile, pour ce premier film, était de trouver de "belles personnes" et des "gars performants", mais à la fin, Alfonso se montre fier d'avoir réalisé et produit une oeuvre 100 % belge, avec des acteurs consentants et protégés. Une entreprise dans laquelle, il a lentement amené sa fiancée. "Je voulais qu'elle participe. Au début, elle était un peu réticente. Mais notre relation est basée sur la confiance et elle voit que c'est pour entreprendre... Elle s'est d'ailleurs chargée du maquillage des acteurs."



© La Dernière Heure 2007

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