L'(al)chimie du premier baiser

E.S.
L'(al)chimie du premier baiser
©BAUWERAERTS

Le premier baiser est fondamental pour la suite de la relation

ALBANY Le premier baiser... Sur une plage en été ou sur un télésiège en hiver, voilà bien un sujet qui ravive des souvenirs, qu'ils soient mémorables ou pitoyables ! C'est que cet acte souvent attendu avec une impatience mêlée d'appréhension se révèle plus fondamental que l'on ne pourrait le penser de prime abord.

Dans une étude parue en août dernier, trois chercheurs américains de l'Université d'Albany, Susan Hughes, Marissa Harrisson et Gordon Gallup Junior, ont sondé un panel de mille étudiants et isolé leurs habitudes en matière de french kiss.

Ces experts ont établi que ce fameux premier baiser est décisif pour le futur de la relation des protagonistes en présence. Non pas parce qu'Allison trouve que Brian roule un patin comme un pied, ou vice versa, mais parce qu'un couple qui s'embrasse échange bien plus qu'un baiser.

Question de biochimie

Les trois scientifiques émettent l'hypothèse que, lors du baiser, s'effectue malgré nous un échange riche et complexe incluant principalement des informations chimiques. S'embrasser avec la langue servirait ainsi à transmettre de la salive contenant des informations relatives à la testostérone, hormone sexuelle destinée à la reproduction de l'espèce ! En d'autres termes, le premier baiser entre des individus génétiquement incompatibles les découragerait de poursuivre leur relation. Bref, après le first kiss, ça passe ou ça casse !

Bien que l'art du baiser se retrouve dans plus de 90 % des cultures, les auteurs de l'étude sont parmi les premiers à avoir tenté d'en comprendre les raisons.

D'après leurs conclusions, les romantiques de la première heure risquent bien de devoir se faire une raison : s'aimer, c'est biochimique !


© La Dernière Heure 2007

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