Viande de cheval: tout est sous contrôle

J.-B. M.
Viande de cheval: tout est sous contrôle
©REPORTERS

Dans le scandale des lasagnes au cheval, les contrôles sont intensifiés, les enquête en cours. Pas de danger sanitaire, mais un manque d’harmonisation au niveau européen

BRUXELLES “Les consommateurs attendent et méritent des réponses. La confiance n’est plus là” , cette phrase, elle était dans les bouches de tous les membres de la réunion commune des commissions Économie et Santé, hier, au Parlement fédéral.

À cette occasion, Sabine Laruelle et Johan Vande Lanotte étaient sur le pont pour répondre aux questions des députés.

M. Vande Lanotte, vice-Premier ministre et ministre de l’Économie et des Consommateurs, était particulièrement attendu au tournant. Surtout après les critiques des dernières semaines à l’égard de la gestion du dossier par le SPF Économie.

“Des contrôles sont menés dans plusieurs filières” , précise-t-il, en citant notamment la volaille ou les salades de crabe. “Ce sont des produits pour lesquels le risque de fraude est le plus plausible.” La viande de cheval en lieu et place du bœuf n’étant pas, jusqu’à présent, l’objet de suspicions particulières.

Depuis le début du scandale, évidemment, de nombreux tests ont été menés : “Sur les produits provenant de la filière mise au jour et sur d’autres, de façon aléatoire. À ce jour, seuls les plats préparés provenant de cette filière contenaient du cheval.” Le ministre reste prudent, des analyses étant toujours en cours, notamment par le biais de l’Afsca.

M. Vande Lanotte précise encore que le processus de traçabilité n’est pas à remettre en cause : “Il a fonctionné parfaitement. En quelques jours, nous avons pu dire d’où venait quoi.”

Si le SPF Économie a fait preuve d’attentisme, c’est, dit le vice-Premier, “parce qu’il ne s’agit pas d’une crise sanitaire. Mais bien une fraude économique” ; or, jusqu’au 11 février, il n’y avait jamais eu aucune coopération des États européens dans le domaine alimentaire, “lorsque nous trouvons des salades de crabe contenant moins de crabe qu’annoncé, nous ne prévenons pas toute l’Europe !”.

Côté santé, sur la récente découverte de carcasses contenant du phénylbutazone, la ministre de l’Agriculture Sabine Laruelle rassure : “La Belgique mène plus de contrôles que ce que l’Europe impose. Et nous en mènerons encore plus, cela semble nécessaire.” Et de fustiger la Grande-Bretagne “qui semble découvrir l’existence de ce médicament” .

Quant à un étiquetage plus précis, la volonté ne semble pas y être : “On peut mettre tout ce qu’on veut sur une étiquette, le fraudeur cherchera toujours à contourner la règle. C’est son but !” , constate avec pragmatisme M. Vande Lanotte.



© La Dernière Heure 2013

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