“Sujet de discorde”, “un facteur de séparation”, ... : des parents témoignent sur le débat de la vaccination contre le covid chez les mineurs

Ensemble ou divorcés, ces parents témoignent de leur difficulté à tomber d’accord.

“Sujet de discorde”, “un facteur de séparation”, ... : des parents témoignent sur le débat de la vaccination contre le covid chez les mineurs
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Nathalie, maman de deux ados de 13 et 15 ans (Enghien). "La discussion avec mon ex-conjoint reste ouverte. Je suis pro vaccination pour les 18 ans et plus, mais je ne ferai pas vacciner mes enfants mineurs tout comme je ne les ai pas fait vacciner contre la varicelle car en l'état, ils ne risquent rien en faisant la Covid, ni même d'engorger les hôpitaux. Toutefois, si l'un des variants devait changer la donne en matière de santé publique j'y réfléchirai à nouveau à ce moment-là mais en l'état, non."

Jacques, papa d'un ado de 14 ans et demi (Anderlecht). "Au départ, nous étions tous les deux contre la vaccination de notre fils. Mais étant enseignant, je me rends compte que cela peut avoir un impact pour réduire la circulation dans les écoles et ensuite les risques de formes graves. Ma compagne ne comprend pas mes arguments et ça commence à devenir un sujet de discorde".

Isabelle, maman de trois ados (Jette). "Le premier a 17 ans et la question ne se pose pas, c'est lui qui décide. Mais pour les deux autres, nous n'arrivons pas à tomber d'accord. Moi je suis plutôt contre et mon mari trouve qu'il y a plus de bénéfices que de risques. Il travaille à l'hôpital et a forcément une vision plus tranchée que moi. Du coup, nous avons décidé de laisser passer le temps et ce sera ensuite à lui de choisir s'il se vaccine ou non quand il sera plus âgé. Mais il est clair que le débat s'invite à table et prend de plus en plus de place."

Pablo, papa d'une ado (Liège). "La discussion devient envahissante… Ma femme est persuadée qu'il faut vacciner notre enfant, elle est devenue totalement parano depuis le début de la pandémie alors que je me tue à lui expliquer que ce n'est pas obligatoire à son âge et que c'est à nous d'en décider, surtout que les études montrent que les formes graves sont très rares et que ce n'est pas du tout le groupe prioritaire. J'ai peur que ça devienne un facteur de séparation. Vivement que notre fils soit en âge de décider même s'il aura l'impression de choisir entre son père ou sa mère."

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