Qu'est ce qu'est la "musturbation"? Le phénomène inquiète particulièrement en Flandre

La musturbation est un phénomène qui peut vous conduire à des états psychologiques inquiétants.

Rédaction
Qu'est ce qu'est la "musturbation"? Le phénomène inquiète particulièrement en Flandre
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En Flandre, le phénomène inquiète. Il s'agit de la "musturbation". Vous ne l'aurez pas échappé, il renvoie, de façon lexicale, à la masturbation. Sauf que son essence est fortement différente. Non, les Flamands ne sont pas inquiets par le nombre de fois que sa population se masturbe. Ce terme désigne le fait de se mettre trop de pression et de ne pas être capable de faire la différence entre le devoir et le pouvoir. En moyenne, le Flamand connaît ce problème deux fois par semaine.

La compagnie d'assurance maladie Helan a mené une étude de grande échelle sur le phénomène avec un test qui vous indique si vous vous "musturber". Problème: se mettre trop souvent dans cet état peut conduire au burn-out. Phénomène peu connu du grand public, il a été théorisé par le psychologue américain Albert Ellis. "Il s'agit de la conviction d'un individu qu'il doit atteindre certains objectifs perfectionnistes pour se sentir performant, accepté et satisfait", défini l'American Psychological Association.

Les personnes perfectionnistes sont donc beaucoup plus exposées à une musturbation excessive. Selon cette étude, il existe des différences marquantes entre les hommes et les femmes. "50 % des femmes interrogées ont déclaré souffrir de la musturbation, contre 31 % des hommes", estime Helan. De plus, la compagnie assure que les générations suivantes sont de plus en plus touchées. "Près de la moitié des personnes interrogées âgées de moins de 34 ans déclarent que cela les dérange lorsqu'elles ne font pas ce qu'elles devraient faire, contre 41 % des personnes âgées de 35 à 54 ans et 35 % des personnes âgées de plus de 55 ans."

Quels sont les symptômes?

Quatre personnes sur cinq indiquent qu'elles ressentent des émotions négatives lorsque ce phénomène les touche. Ce qui se traduit par le stress (50%), la fatigue (45%), l'insécurité (33%) et l'épuisement (24%). D'autres individus souffrent également de peur, de culpabilité et d'anxiété si elles ne font pas ce qu'elles "doivent" faire. Les sujets qui touchent le plus ces personnes concernent la santé (35%), les pensées du monde extérieur à leur égard (31%) et leur foyer (26%). "Les musturbuteurs ne ressentent pas nécessairement leur comportement comme négatif", indique l'étude. "Certains associent le fait de "faire ce qui doit être fait" à un sentiment de soulagement, de fierté et d'efficacité."

"Beaucoup de gens ne comptent plus aujourd'hui. Pour ensuite être complètement épuisé et ne plus pouvoir faire quoi que ce soit. Et c'est une honte. Il ne faut pas oublier de respirer de temps en temps et de faire ce que tu as envie de faire", ajoute Julie Denis, psychologue chez Helan. Pour les jeunes, les médias sociaux empireraient ce phénomène. Car ils ajoutent de l'insécurité à ce que le monde extérieur pense de vous.

En tant que telle, la musturbation n'est pas nuisible. Elle peut vous pousser à vous surpasser. Mais une certaine limite n'est pas à franchir. "Comme pour beaucoup de choses, l'excès peut-être potentiellement dangereux."

Pas de panique si vous ressentez ce type de sentiment, Helan dresse une série d'idées pour vous débarrasser d'idées négatives. L'une d'entre elles serait de faire la part des choses via une liste des "besoins" et d'en faire une échelle de priorité. De plus urgent au moins urgent en fonction de ce que vous voulez faire ou non. Il s'agit de "réapprendre à faire la distinction entre ce que vous devez réellement faire et ce que vous voulez ou pouvez faire."

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