“Celui-là, je ne peux pas le piffer”: c’est prouvé, on choisit ses amis en fonction de leur odeur

Si on se sent bien avec quelqu’un dès la première rencontre, c’est parce qu’on se retrouve dans son odeur !

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Vous ne sentez pas trop cette personne, et celle-là alors, vous ne pouvez carrément pas la "pifer" tandis que ce garçon, vous l'avez dans le nez. Les expressions populaires semblent toujours se vérifier par la science. C'est le cas ici ! Une étude israélienne du Weizmann Institute of Science menée durant des mois et qui a enfin été approuvée par des pairs vient de paraître dans la revue scientifique Science Advances. Son objectif : étudier l'influence de l'odeur corporelle sur la naissance et la perpétuation de l'amitié.

La cohorte étudiée est très petite puisqu’il s’agissait de 20 paires d’amis du même sexe qui ont assuré avoir sympathisé dès leur première rencontre. Les scientifiques ont récolté leurs odeurs corporelles et les ont soumises à un nez électronique de même qu’à des "renifleurs humains".

Le résultat de leurs travaux semble indiquer que "les paires d'amis ont des odeurs corporelles beaucoup plus semblables que les paires assemblées au hasard".

Pour une meilleure corrélation des résultats, les chercheurs ont aussi réalisé leur expérience à l'envers : ils ont assemblé au hasard des paires de personnes du même sexe mais ne se connaissant pas. Après étude des odeurs corporelles respectives selon le même procédé, ils ont suggéré que "les paires qui avaient les mêmes odeurs avaient une meilleure interaction".

Ce n’est pas la première étude concernant l’amitié menée de manière scientifique. Les amis ont plus de choses en commun entre eux comme l’âge, les passe-temps mais aussi des choses inconscientes comme des gênes, des fonctionnements cérébraux ou même l’apparence ! Les odeurs pourraient entrer dans cette reconnaissance de "l’autre" comme un alter ego amical.

Et au fait, en parlant d'odeurs corporelles, on ne parle pas d'effluves de dessous-de-bras ou de sueurs éparses ! C'est bien plus subtil que ça : "N'oublions pas que le bouquet olfactif du corps humain est composé d'au moins 6 000 molécules", explique le Dr Noam Sobel, de l'institut Weizmann. Et encore… "Nous en connaissons 6 000 mais il y en a probablement plus", nuance-t-il.

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