Moins cher, moins de quantité et plus rusé : comment les familles belges font désormais leurs courses

L’inflation sur les prix des biens de consommation augmente sans cesse.

E.W.
Moins cher, moins de quantité et plus rusé : comment les familles belges font désormais leurs courses

Avant, c’était simple, côté courses, il y avait les fourmis et les cigales : celles et ceux qui faisaient attention à tous les prix des biens de consommation, prix au kilo ou à l’unité, promos : rien n’était laissé au hasard. Et les autres, ceux qui avaient une vague idée du prix des produits qu’ils achetaient habituellement, sans plus. Mais les vagues de hausses de prix qui se succèdent sont passées par là et les ménages belges, dans leur très grande majorité, y sont sensibilisés, certains en souffrent dans leur quotidien jusqu’à se priver.

" Entre janvier et juin de cette année, le marché du FMCG (Fast Moving Consumer Goods - biens de grande consommation, NdlR) enregistre un recul de 2,5 % ; Chaque famille dépense en moyenne 3,4 % de moins que l'année passée sur la même période. La dépense moyenne sur les 6 premiers mois de 2022 est de 2 813 € par ménage ", indique Corinne Stockemer, Account Manager chez GfK, leader mondial en matière de collecte et d'analyse de données dans le secteur notamment des biens de consommation.

L’alimentaire grimpe

Et l'inflation continue à faire augmenter quasi tous les prix. En mars, l'inflation générale était de 8,3 %, aujourd'hui, elle est de 9,6 %. Et si l'augmentation des prix dans le secteur non-food se maintient (15,8 % contre 15,6 %) l'inflation dans le secteur alimentaire est désormais de 8,4 % contre 4,6 % en mars !

Alors les ménages mettent en place des stratégies. Désormais, 39 % de toutes les dépenses des familles "in-home" vont aux "privates labels", ce qui recouvre aussi bien les marques de distributeurs du hard discount (Aldi, Lidl) que celles des autres enseignes (Carrefour, Delhaize, Colruyt).

D’autres tactiques pour contrer cette inexorable hausse des prix ont été constatées par GfK lors d’une enquête en avril 2022 appelée "Behavior Change Survey", menée dans 15 pays européens. On y apprend que 1 ménage européen sur deux est obligé de faire attention à ses dépenses alimentaires. Alors ils doivent faire des choix… Dans le top 4 des catégories de biens qui tombent davantage à la trappe : les boissons alcoolisées, le "confectionary" (bonbons, chocolats, biscuits, friandises), les cosmétiques et les produits surgelés.

Parmi les autres tactiques, 41 % achètent moins ; 38 % achètent des produits moins chers (surtout des détergents et produits d’entretien) ; 35 % achètent des produits seulement quand ils sont en promo (idem) ; 34 % arrêtent d’acheter une certaine catégorie de produits (dans le viseur, les produits surgelés) ; 12 % stockent quand les prix sont plus bas à l’unité (les pâtes surtout) et 11 % vont faire leurs courses chez les discounters (surtout en ce qui concerne les fruits et légumes). Des stratégies cumulables.

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