Ce pourcentage s'élève à 9,1% dans la Région de Bruxelles-Capitale, 3,4% en Région wallonne et 1,2% en Région flamande. "L'enquête a permis de mesurer l'influence de la privation lors de l'adolescence sur la situation financière d'un adulte", explique Wendy Schelfaut, porte-parole de Statbel. Manger de la viande ou son équivalent végétarien tous les jours à l'âge de 14 ans n'était ainsi pas financièrement réalisable pour 4,7% des participants. Par ailleurs, pour 24,1% d'entre eux, il n'était pas financièrement possible de partir en vacances durant une semaine à l'âge de 14 ans. En outre, 3,9 % des Belges n'avaient pas accès aux fournitures scolaires de base pour des raisons financières. C'est le cas de 8,4 % des Bruxellois, 4,5 % des Wallons et 2,5 % des Flamands.

Il en résulte que parmi les personnes vivant dans un ménage en difficulté financière dès l'adolescence, 30,4% vivaient encore en 2019 sous le seuil de pauvreté. En comparaison, chez les personnes vivant dans un ménage financièrement sain, le taux de pauvreté descend à 7,7%.

L'enquête se penche aussi sur l'influence du niveau d'éducation des parents en soulignant une tendance: plus le niveau d'éducation du père est élevé, plus le pourcentage de personnes ayant décroché un diplôme de l'enseignement supérieur est élevé. Ainsi, 31,2% des personnes dont le père avait un faible niveau d'éducation ont obtenu un diplôme de l'enseignement supérieur contre 56,8% pour celles dont le père avait un niveau d'éducation moyen et 79,4% pour celles dont le père disposait d'un niveau d'éducation élevé.

Cette tendance se confirme si l'on se penche sur l'influence du niveau d'éducation de la mère: 81% des Belges dont la mère est très instruite ont eux-mêmes bénéficié d'un niveau d'éducation élevé.

Les résultats de l'étude EU-SLIC menée par l'office belge de statistique sont issus d'une série d'interrogatoires menés avec des personnes âgées entre 25 et 59 ans à propos de leurs conditions de vie lorsqu'elles avaient environ 14 ans.