La gravité des blessures à vélo s’explique surtout par l’absence de protection chez le cycliste. 

Alors que le motard doit légalement s’équiper de casques, de gants, d’un pantalon et de chaussures montantes, le cycliste peut rouler en short, en tongs et sans aucune protection au niveau de la tête. Ce qui explique notamment pourquoi, aujourd’hui, faire du vélo est plus dangereux que d’enfourcher une moto. Selon une étude menée par l’Institut Vias, spécialiste en matière de sécurité routière, un cycliste sur deux admet ne pas porter de casque quand il roule. Or, un cycliste sur quatre conduit à l’hôpital après une chute ou un accident souffre de blessures au crâne, voire de lésions au cerveau.

L’Institut norvégien d’économie des transports a récemment établi que le casque réduisait de 60 % le risque de blessure grave en cas de chute ou d’accident. Cette même étude indiquait que près de 40 % des cyclistes tués auraient pu survivre s’ils étaient équipés d’un casque au moment de l’accident.