La restauration d'oeuvres d'art est un art difficile que seuls les professionnels maîtrisent. Alors quand des amateurs tentent de s'y initier, le résultat peut parfois être... dévastateur. En Espagne, une statue fraîchement restaurée est ainsi devenue la cible de moqueries sur les réseaux sociaux.

La statue à présent défigurée est située au-dessus d'un établissement bancaire, dans la petite ville espagnole de Palencia. A l'origine, la sculpture - qui date de 1923 - représentait une femme à côté d'un animal. Mais, aujourd'hui, ses traits s'apparentent plutôt à ceux d'un personnage de dessin animé. C'est d'ailleurs le constat posé par Antonio Capel, l'homme qui a publié les premières photos sur Facebook. Le Guardian, lui, ne peut pas s'empêcher d'y voir le visage de Donald Trump. Peu importe ce que l'on y voit, le résultat est en tout cas catastrophique. Les médias l'ont déjà surnommée "tête de patate". 

Si certains s'amusent de ce fiasco, d'autres ne décolèrent pas. "Ceci n'est PAS une restauration professionnelle", a regretté l'Association espagnole des professionnels de la restauration et de la conservation. "Les interventions sérieuses doivent suivre des critères précis", a souligné le conservateur basé à Valence Illanos Argudo.

Si le nom du "restaurateur" n'a pas été dévoilé, certains en Espagne se demandent comment il a pu continuer son travail sans que personne ne remarque le résultat.

La "pire restauration de l'Histoire"

Cette histoire n'est en tout cas pas s'en rappeler celle du Christ de Borja, une peinture qui avait été restaurée par une octogénaire pleine de bonne volonté. Malheureusement, à la fin de son "travail", la peinture ressemblait plus à un singe qu'au Christ.

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A l'époque, en 2012, la ville de Borja avait toutefois su en tirer profit en exposant la peinture dont les photos avaient fait le tour du monde. Comme le rappelle le Guardian, 50.000 personnes avaient visité la petite église cette année-là afin de constater l'étendue des dégâts. A l'heure actuelle, des milliers de personnes continuent encore à venir voir l'Eglise et à acheter les porte-clés, cartes et autres babioles à l'effigie de la restauration ratée.