La demande de reconnaissance du bouddhisme a été introduite en 2006. Quinze ans plus tard, les défenseurs de cette reconnaissance touchent à leur but. En octobre 2020, le gouvernement fédéral a en effet inscrit dans son accord de gouvernement que le bouddhisme serait reconnu comme "une organisation qui fournit une assistance morale dans une perspective philosophique non confessionnelle".

Cette reconnaissance implique certains avantages, explique l’Orela (Observatoire des religions et de la laïcité) dans une analyse : les traitements et pensions de l’équivalent des ministres bouddhistes, à savoir ses assistants moraux dans les prisons, les hôpitaux et l’armée, seront à la charge de l’État.

De plus, la reconnaissance du bouddhisme implique la possibilité pour les élèves de l’enseignement obligatoire de pouvoir suivre des cours de bouddhisme dans les écoles officielles, au même titre que des cours de religion catholique ou musulmane par exemple. "Les 150 000 bouddhistes de Belgique vont enfin être mis sur le même pied que les autres croyants. Et la reconnaissance veut surtout dire qu’on va pouvoir avoir un accès dans les prisons où il y a de plus en plus de demandes des détenus et que des cours de bouddhisme pourront être dispensés dans les écoles", se réjouit Carlo Luyckx, président de l’Union Bouddhique Belge (UBB). Il faudra toutefois encore attendre un petit peu avant de voir ces cours se concrétiser dans les écoles. "Les derniers détails doivent encore être vérifiés. Puis il faudra encore que le texte passe au gouvernement, au Conseil d’État puis au Parlement."