L'initiative, qui était annoncée dans l'accord de majorité bouclé par l'arc-en-ciel en 2019, vise à lutter contre l'important taux d'échec constaté en première année du supérieur.

L'idée est de proposer à chaque jeune qui entame des études supérieurs un test d'évaluation d'orientation préalable non-contraignant, avec à la clé un plan d'accompagnement pour remédier aux lacunes qui auraient été constatées.

"Il s'agit bien d'outils d'auto-évaluation pour aider les étudiants", fait valoir la ministre.

Même en cas d'échec à ces tests, les étudiants pourront toujours s'inscrire dans la filière de leur choix.

Un montant préliminaire de 1,37 million d'euros sera affecté à cet effet au budget 2022 de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les détails concrets du projet sont encore en cours d'élaboration, précisait-on mardi auprès du cabinet de la ministre Glatigny.

L'opposition PTB a dénoncé l'initiative qui, selon elle, va "une fois de plus renforcer la sélection" à l'entrée de l'enseignement supérieur.

"Ce test est un cheval de Troie vers un test contraignant et obligatoire", estime le PTB. "Les tests d'orientation instaurés dans certaines facultés ces dernières années sont tous devenus (obligatoires) par la suite, comme en médecine ou en vétérinaire".