Société Ce samedi, on fête la 25e édition du Jour du Libraire Presse.

Ce samedi se tient le Jour du Libraire Presse. Une tradition. "On fête la 25e édition", signale Xavier Deville, président de Prodipresse et gérant d’une librairie "Espace Papier", rue des Wallons, dans le quartier du Laveu à Liège.

Avec, dans l’énoncé de la thématique, "Chez nous, on parle", l’envie est d’insister sur la convivialité et la proximité d’une librairie.

"À une époque où Internet et les réseaux sociaux prennent le dessus, on veut insister sur le contact avec le client. Au quotidien, nous mettons en avant l’accueil, l’écoute et nous créons un lien social avec nos clients. Nos magasins ont encore un côté intime et familial où les gens se parlent avec plus d’aisance que dans des endroits plus impersonnels."

Ainsi, le libraire fait-il référence à un collègue français pour confirmer le côté vital d’un réseau de libraires malgré les évolutions. "Il résumait l’importance des magasins de presse, malgré l’explosion du digital, par : ils ont existé, existent aujourd’hui et existeront toujours car l’essence de l’humain réside dans la communication avec ses semblables."

Comme pour tout article de consommation, vous pouvez aussi trouver vos journaux ou magazines favoris dans la grande distribution. À certaines différences d’envergure près. "Le réseau indépendant compte encore un millier de points de vente en région francophone et l’on se revendique comme le réseau de référence. Puis, alors que dans la grande distribution ou dans les night-shops, seulement 200 à 500 titres sont disponibles, nous en proposons entre 500 et 1 500 à nos clients."

Alors que le nombre de librairies est en constante diminution ces dernières années ("tous réseaux confondus, l’AMP ne dessert plus que 4 500 points presse, contre 6 000 il y a peu"), une diversification s’avère de plus en plus indispensable. "En dehors des trois piliers que sont la presse, le tabac et les jeux, chacun se diversifie à sa façon selon sa situation géographique ou les intérêts de ses clients (cadeaux, point Poste, papeterie…)"

Le temps d’une journée, les libraires indépendants vont mettre de côté leurs difficultés quotidiennes et chouchouter un peu plus leurs fidèles. "Les 150 premiers libraires inscrits sur notre site pour participer à cette journée ont reçu un pack cadeaux avec divers objets (bics, revues, gadgets…) à offrir à leurs clients ce samedi. Puis, chaque libraire offrira un cadeau plus personnel de son choix."

Pour en savoir plus et retrouver votre libraire participant, allez sur www.jourdulibrairepresse.be.

“Chaque client qui entre doit avoir envie de revenir”

J’avais toujours rêvé d’ouvrir une petite librairie. Finalement, j’en ai repris une grosse, avec l’aide de mon frère Jean-Claude. La librairie ici, à la chaussée d’Ophain, existe depuis 1962 mais nous l’avons reprise en janvier 2000.”

André Fumière se souvient du temps, pas si lointain, où Braine comptait une trentaine de librairies. La diminution des marges bénéficiaires, la vente de certains articles par la grande distribution et le manque d’intérêt de la jeune génération pour la presse sont passés par là. Actuellement, il ne reste que quatre véritables librairies pour une commune de près de 40 000 habitants.

Disons qu’on est une grosse librairie de quartier”, sourit André Fumière, dans un magasin où même dans les heures creuses de l’après-midi, les clients se succèdent à un rythme soutenu.

La recette du succès n’a rien de miraculeux. Dans un métier où l’on travaille six jours sur sept de 5 h 45 du matin jusqu’à 18 h 30, il faut être constamment à l’écoute du client. “On est au service des gens : la plupart sont des habitués, que nous connaissons bien, confirme André Fumière. Le principe chez nous est simple : chaque client qui entre doit avoir envie de revenir !

Bien plus qu’une librairie

 Elle gambergeait avec ses études en communication et les trajets quotidiens vers Tournai lui pesaient. Lui s’essoufflait dans la brasserie où il officiait comme serveur. En 2012, Alexandra Dupuis et son papa Stéphane décident de reprendre la librairie sur la place de leur village de Ghlin, en périphérie montoise.

Alors que les librairies et les commerces de proximité de manière générale se font plus rares, ils se lancent dans l’aventure, à contre-courant. 7 ans plus tard, ils ne regrettent pas leur choix. “Mais ce n’est pas un métier évident”, confie Alexandra Dupuis. “La plupart des gens pensent qu’il suffit de se planter derrière le comptoir. Or, il y a beaucoup de travail administratif et de préparations. Papa se lève aussi très tôt pour la tournée des journaux. Il faut également suivre la législation qui évolue. Nous avons eu récemment une réunion sur les paquets neutres de cigarettes.

Il y a tout de même des avantages dans ce métier. “Nous voulions être nos propres patrons. Et puis, il y a le contact avec la clientèle. Nous sommes l’un des derniers endroits où les gens du quartier peuvent se retrouver. Nous sommes amenés à leur rendre des tas de services qui dépassent le métier de libraire.