Publié par The Economist Intelligence Unit, le rapport du Safe Cities Index 2021 classe 60 villes en prenant en compte 76 indicateurs couvrant cinq domaines : la sécurité numérique, sanitaire, infrastructurelle, personnelle, ainsi que de la sécurité environnementale, une nouvelle catégorie.

Ces dernières années, Tokyo, Singapour et Osaka occupaient les premières places. Mais il y a du changement : c'est une destination européenne qui, en 2021, a été désignée comme la ville la plus sûre du monde. Copenhague, la capitale danoise, a en effet obtenu un score de 82,4 points sur 100 dans le rapport annuel. Dans le top 5 se trouvent également Toronto, Singapour, Sydney et Tokyo.

"Tout le monde devrait se sentir en sécurité à Copenhague, que ce soit un enfant ou une personne âgée, un homme ou une femme, une personne de la communauté LGBTI+ ou membre de toute autre minorité. C'est pourquoi nous travaillons en permanence à améliorer la sécurité de nos citoyens", explique Lars Weiss, maire de Copenhague, dans le rapport. "L'un des facteurs clés qui fait de Copenhague une ville sûre est son faible taux de criminalité, qui est actuellement à son plus bas niveau depuis plus d'une décennie. Nous mettons l'accent sur l'intervention précoce avec des initiatives préventives".

Selon lui, Copenhague se caractérise également par une grande cohésion sociale et un écart de richesse relativement faible. "C'est une ville mixte où l'agent d'entretien et le PDG se rencontrent au supermarché local et ont leurs enfants dans la même école. C'est l'une des pierres angulaires de la culture danoise et qui contribue grandement aux niveaux élevés de confiance et de sécurité dont nous bénéficions", conclut le maire.

Et la Belgique n'a pas à rougir de son classement. Si Bruxelles n'obtient que la 26ème place au classement général, avec 73,6 points, la capitale belge se glisse de justesse devant Paris dans le top 5 des villes offrant la plus haute sécurité personnelle. Dans ce domaine sont par exemple étudiées les lois en matière de harcèlement sexuel, le niveau de corruption, l'utilisation de techniques basées sur les données pour la criminalité et l'évaluation de la menace terroriste. Le nombre de policiers et de juges par habitant est également pris en compte dans le calcul.

Notons que les scores obtenus par la Belgique sont toujours supérieurs à la moyenne et ce, dans les cinq piliers étudiés.