La pénurie de verre pourrait rapporter plus d'argent à Fost lors du prochain appel d'offre

BRUXELLES Regardez bien votre verre ce midi et votre bouteille d'eau. En effet, il existe une certaine pénurie de verre. Une pénurie qui pourrait amener le verre à coûter de plus en plus cher. Est-ce une bonne nouvelle pour les collecteurs de verre ? "C'est vrai que la matière première prend de la valeur, mais on ne peut pas dire immédiatement que les verres qui se trouvent dans les bulles à verre dégageront plus d'argent que les autres années. On s'est fait la réflexion en apprenant la nouvelle. Toutefois, il est un peu tôt pour l'affirmer catégoriquement. En effet, si le verre coûte plus cher, on pourrait avoir dans les prochains mois moins de verre dans les bulles... il y aurait donc une perte de matière première dans nos collectes. On ne pourra donc vraiment le dire que lors de notre prochain appel d'offres ", expliquait-on hier chez Fost Plus.

Intercommunales intéressées

Pour rappel, la bouteille en verre qui est sur la table vient d'une autre bouteille et pour qu'elle redevienne encore une autre bouteille, on la rapporte aux bulles.

En province de Namur, les collectes se situent depuis quelques années aux alentours de 35 kg par an et par habitant. "Nous récoltons environs 16.000 tonnes de verre chaque année, explique Yves Fremal, chargé de mission au sein de BEP, le Bureau Économique de la Province de Namur. Tout ce verre sera trié par couleur, pour ensuite être reconditionné. Des entreprises spécialisées enlèvent les impuretés, lavent le verre et le redimensionnent. Ce nouveau verre sera ensuite revendu à des verriers qui le retransformeront en bouteilles."

À L'ICDI, l'Intercommunale de Collecte et de Destruction des Déchets, en province du Hainaut, on note également une période de stabilisation depuis quelques années déjà. En 2005, les collectes de verre s'élevaient à 23 kg par an et par habitant. En 2006, elles s'élevaient à 24 kg par an et par habitant. "Les projections pour l'année 2007, basées sur les premiers mois de l'année, montreraient un statu quo voir une très légère diminution , explique Nathalie Brisy, responsable de la communication à l'ICDI. Mais ce n'est qu'une extrapolation à prendre avec beaucoup précaution. Il faut savoir que, contrairement aux autres zones de la Belgique, nous récoltons le verre au porte à porte et dans des parcs à conteneurs. Nous n'avons pas de bulles à verre et nous sommes très sélectifs dans le verre que nous reprenons aux particuliers ce qui explique que nos statistiques soient plus basses que dans les autres régions du pays."

Du côté de certaines communes wallonnes, on ne cache pas que l'on sera vigilant sur la flambée théorique ou réelle du prix du verre.

Le verre sera-t-il une nouvelle mine d'or ? À suivre.



© La Dernière Heure 2007