Santé, social, transport : les possibilités d’embauche demeurent nombreuses.

Si de nombreux secteurs se retrouvent à l’arrêt, d’autres continuent de tourner à plein régime et sont à la recherche de nombreux profils dans tout le pays. "En région bruxelloise, les principaux sont ceux concernant la santé, le social et le transport. Dans ces domaines, de nombreux profils sont recherchés", rapporte Olivia P’tito, directrice générale de Bruxelles Formation. Même si le Forem et Actiris ont dû fermer leurs bureaux et les différents centres de formation, leurs services ont été adaptés. Il reste donc tout à fait possible de postuler à des offres d’emploi.

L’Office wallon de la formation professionnelle et de l’emploi précise que de nombreuses entreprises continuent de recruter. "Elles ont besoin de renforts urgents et garantissent les principes de sécurité. Parmi ces entreprises : les secteurs de la santé, de l’action sociale, du transport et de la logistique, de l’industrie, du commerce alimentaire, de l’agriculture et de la fruiticulture, entre autres."

Actiris a indiqué avoir reçu près d’un quart d’offres d’emploi en moins. Il conseille toutefois de continuer à postuler malgré la période incertaine. "Certains employeurs font passer des entretiens d’embauche par vidéoconférence ou par téléphone." Il précise que la procédure de contrôle n’est pas suspendue et que la recherche d’emploi sera évaluée. Toutefois, compte tenu de la crise, le service Contrôle s’adapte aussi et "prendra en compte les circonstances et la situation personnelle lors des évaluations de chercheur d’emploi."

Au niveau des formations, pour 2020, Bruxelles Formation avait un objectif de 2 000 places de formation en ligne. "Mais vu les circonstances, nous prévoyons d’aller au-delà de cet objectif ! Nous sommes opérationnels pour accueillir des nouveaux chercheurs d’emploi grâce à notre catalogue de formation en ligne. Se former, c’est tout au long de la vie, mais aussi en tous lieux. Un réflexe à garder après le confinement."

Des milliers d'emplois à la SNCB

Cette année, la SNCB compte recruter plus de 1 800 nouveaux collaborateurs. La société des chemins de fer est à la recherche de ceux-ci pour les métiers classiques du train, comme les quelque 470 conducteurs et 240 accompagnateurs de train et (sous-) chefs de gare. Elle est également continuellement en quête d’architectes, de techniciens (400), d’auditeurs internes, d’acheteurs, de comptables, conseillers en prévention, spécialistes en communication ou en marketing.

Et malgré la crise et l’annulation des différents jobdays organisés par HR Rail, l’offre d’emploi restera la même.

“On va maintenir la plupart de nos recrutements, qui sont très vastes au sein des chemins de fer. Pour le moment, on veille à la santé des candidats et de nos recruteurs. Donc, les choses se font à distance. Les entretiens correspondant aux différents postes sont réalisés par Skype et la quasi-totalité de notre recrutement continue”, rapporte Marie-Anne Bury, porte-parole de HR Rail.

Concernant le plan de transport réduit actuellement, les effectifs ne seraient pas revus à la baisse. Et afin de veiller à la sécurité de tous, les recrutements ont lieu de manière digitale depuis la fin du mois de mars et tous les candidats sont encouragés à regarder les offres et à s’inscrire sur les sites sncb.be/jobs et infrabel.be/fr/jobs.

© D.R.