L'avenir de la gare de Gosselies se dessine au plus près de l'aéroport : c'est en tout cas l'option que privilégie la Région

GOSSELIES La question de la localisation de la gare de Gosselies, maillon de développement de Charleroi, aurait-elle enfin été tranchée ? Le député fédéral Olivier Chastel (MR) souhaite en tout cas y voir clair dans ce dossier auprès du secrétaire d'Etat aux Entreprises publiques Bruno Tuybens. Car outre le fait qu'un bureau d'études externe à la SNCB était entré en piste pour accélérer la prise de décision, un avant-projet d'arrêté du gouvernement wallon datant du 19 juillet laisse à penser qu'on ne travaille plus que sur une hypothèse à savoir celle de l'implantation à proximité directe de l'aéroport.

Le texte de l'arrêté a d'ailleurs été transmis aux différentes communes concernées (Charleroi, Fleurus, Les Bons Villers et Pont-à-Celles) celui-ci décidant en effet d'une révision du plan de secteur où l'Etat réserve de larges (300 m) bandes de terrain où s'inscriraient les lignes ferroviaires à venir. La future gare serait ainsi implantée entre le pôle de développement économique (aéropôle) et le nouveau terminal de l'aéroport et permettrait, selon le plan établi, de relier à la fois l'axe Charleroi-Ottignies/Louvain-la-Neuve Bruxelles, l'axe de la dorsale wallonne (le long de l'autoroute de Wallonie) et la ligne 124 Charleroi-Bruxelles. Bien que cette solution ait été évaluée comme plus coûteuse (on parle de 450 millions d'euros d'investissements), il semble donc qu'elle ait les faveurs par rapport à l'autre hypothèse d'une localisation sur la dorsale wallonne. De fait, l'option retenue offre une meilleure accessibilité de l'espace park and ride (1.500 places de parking) prévu pour les navetteurs, avec un meilleur rendement en terme d'exploitation. Par contre, il sera nécessaire d'envisager un véritable accès à partir de la sortie de l'autoroute à Heppignies. De cette situation naît une urgence à lever sur les conditionnels qui planent sur cette décision : la mesure de réservation de terrain empêche tout autre projet (comme celui de l'Igretec de construire un parc d'activités économiques au Nord de l'autoroute) sur ces parcelles étendues sur plusieurs communes. "Nous ne pouvons hypothéquer des projets par l'immobilisme de la SNCB", argumente Olivier Chastel.



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