L’anodonte - c’est son nom - fait fuir les espèces indigènes.

Lorsqu’on essaye d’imaginer une espèce invasive menaçante, la première image qui nous vient est rarement celle d’une moule.

Pourtant, la présence d’un mollusque d’origine asiatique dans nos rivières suscite l’inquiétude des scientifiques.

L’animal en question, nommé anodonte chinoise, a fait son apparition en Europe par accident au siècle dernier et depuis, il s’étend un peu partout. Depuis 2010, on le retrouve officiellement dans 21 pays européens.

C’est en 1999 que le premier cas a été signalé en Belgique. C’est probablement l’introduction de la carpe d’Asie en Europe qui a permis son installation chez nous. Les branchies des poissons peuvent en effet servir de moyen de transport aux larves.

Qu’est-ce qui est si problématique à propos de cette moule ? "Il y a beaucoup d’espèces exotiques qui se sont installées dans notre pays mais tant qu’elles ne font pas fuir les espèces ou les habitats indigènes, tout va bien. Ce n’est malheureusement pas le cas de l’anodonte chinoise. On a remarqué que là où elle est présente, on ne trouve plus d’autres espèces de moules", indique Natuurpunt, association de défense de la nature.

En effet, l’intruse qui se reproduit environ trois fois plus vite que les espèces indigènes et est beaucoup plus grande que les moules indigènes constitue une menace sérieuse pour la biodiversité des cours d’eau.