Société Le doute sur les faits commis sur un jeune cousin a profité aux accusés…

C’est une sombre histoire de famille, sur fond de fragilité, de conflits, de soucis de santé. Deux frères âgés d’une vingtaine d’années, Mohamed et Yassine, sont accusés de viol sur leur cousin, âgé à l’époque des faits de 15 ans.

Les scènes se seraient multipliées sur deux années. Jusqu’à ce que le jeune garçon souffrant d’un handicap mental se retrouve avec un objet coincé dans les intestins et finissent à l’hôpital. C’est là qu’il avouera à ses proches avoir voulu imiter le comportement de ses cousins envers lui depuis leur arrivée du Maroc deux ans plus tôt.

Plainte est déposée pour viol et l’affaire est jugée en 2016 devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Mohamed et Yassine y sont condamnés à quatre ans de prison et trois ans avec sursis. Une peine qu’ils contestent tous les deux.

Défendus par les avocats Olivier Martins et Nathalie Gallant, ils viennent d’obtenir un acquittement devant la cour d’appel de Bruxelles. En cause : le doute qui profite toujours aux accusés.

La victime a elle-même fait l’objet d’une plainte pour attentat à la pudeur à l’encontre d’une autre membre de la famille, une petite cousine de neuf ans. Le jeune homme, devenu majeur, a expliqué qu’il l’aurait forcée à effectuer des fellations à la suite de ce qu’il a vécu lui-même avec ses deux cousins.

La cour d’appel a retenu qu’un doute subsistait pour plusieurs motifs. Dont celui de l’absence d’analyse de crédibilité faite par un expert de la déclaration filmée de la victime. Le fait aussi que le contexte de dénonciation des faits n’était pas neutre. Les parents des différents enfants auraient été en conflit au moment des déclarations. Autant d’éléments qui ont poussé la cour a prononcé l’acquittement.