La violence de la chaleur a entraîné des cas de déshydratation ce week-end nécessitant même des hospitalisations. Les coups de chaleur qui mènent à la déshydratation peuvent se traduire par une sensation de malaise, de vertige ou pour certain par un état nauséeux. "C’est une réaction physiologique du corps de type vagal. Cela n’est pas grave", avance Caroline Fortpied, médecin généraliste, mais c’est un signe que quelque chose ne va pas. Les seuls conseils à donner sont : buvez, rafraîchissez-vous avec un linge humide, allez prendre le frais dans un lieu climatisé. Cela fera descendre la température corporelle.

Boire est bien sûr le mot d’ordre pour compenser l’eau perdue par la sudation, mais attention ! Sans excès pour éviter l’œdème : deux litres d’eau par jour en huit verres hors des repas par exemple. " Tous les corps agissent de la même façon pour combattre la chaleur : c’est l’homéostasie. Le corps va entrer en hypersudation, va perdre de l’eau et du sel. Les reins vont devoir compenser. Et ce qu’il faut c’est un niveau d’hydratation constant. Autrement dit, il faut boire, de préférence de l’eau minérale ", explique le cardiologue Patrick Assyag. On se contentera d’une dose minimale de café car c’est diurétique. On peut compenser par le thé, chaud ou froid, drainant et hydratant. Alors que l’alcool, déshydratant par excellence, n’est pas du tout conseillé...

Il faut aussi s’habiller léger pour laisser de l’air à nos 3 millions de glandes sudoripares qui vont entrer en action contre la chaleur. Et notamment là où elles sont le plus concentrées : dans les aisselles, les pieds et les mains ! On choisit des vêtements en coton amples et légers. Ne pas enfermer ses pieds dans des chaussettes et des chaussures fait une réelle différence.

Enfin, le psychologique joue un rôle : certaines personnes redoutent tellement d’avoir chaud qu’elles commencent leur journée anxieuses, stressées. "Nous sommes tous différents. Pour certains, l’anxiété se traduira par une hypersudation, pour d’autres, ce sera par des palpitations ", conclut le docteur Boukris.