À l’occasion de la Journée pour un Internet plus sûr, organisée ce mardi 9 février, les résultats d’une étude indépendante menée par Axa Partners sur le cyberharcèlement auprès des enfants font froid dans le dos. En effet, un parent sur cinq indique que ses enfants sont concernés par le cyberharcèlement.

C’est une augmentation alarmante par rapport à 2019, lorsqu’à peine 4 % des répondants déclaraient que leur enfant avait déjà été victime de harcèlement en ligne. Et bien que 36 % des parents informent leurs enfants des dangers du harcèlement en ligne, il ressort qu’ils leur parlent moins de leurs comportements sur la Toile, par exemple du partage de photos sur les réseaux sociaux. "Pourtant, il est très important de guider et d’informer les enfants au sujet des dangers en ligne", déclare Guy Serdobbel d’Axa Partners. Et les parents dont l’enfant n’a pas encore été confronté à ce phénomène le craignent toutefois : 59 % des parents craignent que leur enfant soit harcelé en ligne un jour, toujours selon les résultats de l’enquête.

Les recherches d’Axa Partners montrent par ailleurs que les écoles peuvent jouer un rôle crucial dans l’information des enfants. La moitié des parents (52 %) pensent que l’école n’accorde pas suffisamment d’attention aux dangers auxquels les enfants peuvent être confrontés sur la Toile. "Ils sont convaincus que leurs enfants devraient être mieux informés des dangers de la cyberintimidation et attendent notamment des écoles qu’elles le fassent. Le souhait que les écoles fassent encore mieux et encore plus pour sensibiliser à la cybersécurité et l’enseigner pendant les cours est clairement présent."

La pandémie liée à cette hausse du harcèlement en ligne

La pandémie de Covid-19 et le confinement qui en a résulté sont certainement liés à l’explosion de ces chiffres, selon les chercheurs. "Aujourd’hui, les enfants sont connectés toute la journée sur Internet, que ce soit pour leurs cours ou pour des activités plus ludiques, et sont donc plus exposés à ce danger", poursuit-il.

Autres inquiétudes des parents : le partage de photos sur les réseaux sociaux (55 %), le nombre d’heures que les enfants passent en ligne (50 %) et l’importance de protéger la vie privée en ligne (49 %). Mais, paradoxalement, près de trois parents sur dix surveillent les réseaux sociaux de leurs enfants, ce qui représente une baisse de 14 % par rapport à 2019 (48 % à l’époque).

Rappelons d’ailleurs que cette forme de harcèlement fait des victimes de tout âge, et les enfants ne sont pas épargnés.