À deux jours de la journée internationale du sport féminin, l'organisation a donc publié une série de recommandations pour plus d'égalité de genre dans le sport. L'Institut constate "des comportements et propos sexistes dans le cadre de la pratique d'un sport, l'exclusion des sportives de certaines compétitions, ou de clubs sportifs et même des refus d'inscription de jeunes enfants dans des stages sportifs en raison de leur sexe".

Des inégalités ont également été signalées en matière salariale, par exemple les indemnités d'arbitrage moindres pour arbitrer un match dames. D'autres communications ont souligné que la mixité effective des salles de sport ou l'usage mixte des équipements sportifs urbains n'était pas toujours une évidence.

"Si l'apport positif du sport à la société est partout reconnu, les femmes et les jeunes filles restent moins nombreuses à pratiquer un sport ou une activité physique, ce qui est préoccupant", estime Michel Pasteel, directeur de l'Institut. "C'est pourquoi nous avons rassemblé plusieurs exemples de bonnes pratiques qui je l'espère, inspireront tant les responsables politiques que les professionnels."

Parmi celles-ci, davantage de couverture médiatique des événements sportifs féminins, un engagement accru contre la violence, le harcèlement et le sexisme dans le sport, la garantie de l'usage mixte des infrastructures sportives ou encore la formation des éducateurs et animateurs sportifs à la gestion d'une réelle mixité des pratiques sportives et la déconstruction des stéréotypes sexistes.

"L'égalité entre les hommes et les femmes dans le sport doit continuer à se construire, sur le long terme et grâce à l'adhésion de l'ensemble des acteurs, du sport, mais aussi de l'éducation, de la santé, de la jeunesse", insiste l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes.