De nombreux profs ont répondu positivement à l’appel de Caroline Désir les encourageant à aider dans les hôpitaux.

De nombreux enseignants ont répondu positivement à l’appel formulé la semaine passée par la ministre de l’Enseignement Caroline Désir visant à encourager les enseignants titulaires d’un diplôme médical à se porter volontaires dans les hôpitaux et maisons de soin du pays afin de lutter contre la propagation du coronavirus.

"Certains enseignants ou membres du personnel des écoles ou des centres PMS disposent en effet de compétences dans le domaine médical ou paramédical. Ils peuvent donc aider à la gestion de la crise s’ils sont sollicités pour venir en soutien dans les maisons de repos ou autres structures de santé" , avait expliqué Jean-François Mahieu, porte-parole de Caroline Désir.

Hélène fait partie des profs qui ont répondu à l’appel.

"Je me suis inscrite puisque j’ai un diplôme paramédical. Si nécessaire, j’irai bien évidemment aider. Dans des situations exceptionnelles, il faut s’adapter" , explique-t-elle. Celle-ci justifie son choix par une "envie de contribuer au bien commun dans une période où c’est nécessaire".

Même avis pour Cécile, une institutrice bruxelloise ; "Dans mon école j’ai une collègue qui a d’abord eu son diplôme d’infirmière avant de travailler comme institutrice. Elle a dit que si on l’appelait, elle irait. Moi je suis psychopédagogue et si on a besoin de mes compétences en psychologie je serai aussi partante" , affirme-t-elle.

"Dans une telle pandémie je pense sincèrement que tout le monde est concerné. Toute personne pouvant apporter son aide de quelque manière que ce soit devrait le faire. Nous avons tous besoin les uns des autres" , approuve Francis.

Un certain nombre de profs se sont toutefois interrogés sur les conditions de sécurité des professeurs volontaires. "Envoyer des profs au front OK, mais dans des conditions de sécurité minimum non ?" , s’interroge un enseignant dans un groupe de professeurs sur Facebook.