Pour freiner le développement de la myopie, elles recommandent la règle des 20-20-2, à savoir 20 minutes d'écran, 20 secondes à regarder au loin et deux heures de jeu à l'extérieur par jour. Entre 2016 et 2018, plus d'un quart des enfants affiliés aux Mutualités libres ont consulté un ophtalmologue. A partir de l'âge de 5 ans, cette proportion passe à un enfant sur trois. Parmi ceux-ci, 14% portent des lunettes, à en juger par les demandes de remboursement pour les verres ou les montures.

Le pourcentage d'enfants qui portent des lunettes semble avoir augmenté au cours des dernières années, selon les chiffres des Mutualités libres. La myopie est l'anomalie oculaire la plus fréquente.

"La cause de la myopie est en grande partie génétique, mais il est possible de ralentir sa progression durant la petite enfance grâce aux activités en extérieur et en limitant l'utilisation des écrans", soulignent les Mutualités libres.

"Les jeunes yeux sont en plein développement. C'est pourquoi les ophtalmologues préconisent une activité en plein air durant au moins deux heures par jour", explique le docteur Monique Cordonnier, chef du service Ophtalmologie à l'Hôpital Erasme. "De plus, après 20 minutes de temps d'écran, il est important de porter son regard au loin pendant au moins 20 secondes."

Une autre anomalie courante chez les enfants est l'amblyopie, un œil paresseux. Deux à 5% des enfants de moins de 6 ans en souffrent. L'amblyopie entraîne une perte de la vision irréversible si aucun traitement (un pansement occlusif) n'est lancé avant l'âge de 8 ans.

Plusieurs dépistages sont organisés pendant l'enfance. "Si votre enfant est envoyé chez l'ophtalmologue par l'une des institutions (ONE, centres PMS..., NDLR), il est important de suivre cette recommandation", souligne le docteur Monique Cordonnier.

Le 8 octobre aura lieu la Journée mondiale de la vue. A cette occasion, les Mutualités libres mettent en lumière les problèmes visuels chez les enfants durant la semaine du 2 au 8 octobre.