Société

Nos ministres compétents se déclarent incompétents ou ignorants sur le sujet

BRUXELLES Hier, le cabinet de la ministre de la Santé de la Fédération Wallonie-Bruxelles Fadila Laanan (PS) a répondu qu’il existait des mesures de vigilance face aux éventuels dangers du vaccin contre le cancer de l’utérus proposé dans les écoles du réseau officiel. La ministre a par ailleurs précisé qu’elle ne souhaitait pas s’immiscer dans le débat scientifique…

Pour mémoire, elle indiquait, fin août 2011, que la Communauté flamande proposait une telle vaccination via la médecine scolaire depuis septembre 2010, que le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) – qui produit des études scientifiques pour documenter les pouvoirs publics – recommandait l’introduction combinée de la vaccination et du dépistage et que le Conseil supérieur de la santé recommandait depuis 2007 l’introduction de ce vaccin dans les programmes de vaccination.

Fadila Laanan concluait toutefois que “si des éléments nouveaux devaient amener à reconsidérer le rapport risques/bénéfices, il est évident que les recommandations et les décisions qui s’ensuivront seraient prises”. Ce communiqué faisait suite à un courrier adressé à la ministre par le collectif Initiative citoyenne, qui pointait les risques liés aux vaccins contre le cancer du col de l’utérus.

“Aux États-Unis, les vaccins Gardasil et Cervarix ont déjà officiellement entraîné à ce jour 22.194 effets secondaires et 97 décès”, rapportait le Collectif dans sa lettre. Du côté de la ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet (CDH), on ne souhaite pas réagir, la campagne de vaccination étant du ressort de la ministre de la Santé.

© La Dernière Heure 2012