L’offre de cours particuliers est très variable, tout comme les tarifs demandés. Certains professeurs se contentent de 15 euros pour une heure de cours tandis que d’autres demandent jusqu’à 50 euros pour la même durée. Chez My Sherpa, où les professeurs sont tous détenteurs d’un diplôme universitaire et ont été spécialement formés à donner des cours particuliers, les élèves doivent compter 29 euros pour une heure de cours voire 34 pour les étudiants du supérieur. À côté de ça, il existe aussi de plus en plus de ressources scolaires gratuites et qui permettent de combler certaines lacunes sans avoir à payer un professeur. C’est le cas de la Khan Academy, projet international dont la version belge est portée par Bibliothèques Sans Frontières. Le principe ? Fournir "un enseignement de qualité à toutes et tous, partout dans le monde".

"Nous traduisons en français et adaptons au contexte et programme scolaire belge le contenu disponible", explique Dimitri Verboomen, directeur de Bibliothèques Sans Frontières. Pour l’instant, la plateforme en français (fr.khanacademy.org) couvre tout le programme scolaire belge en maths et en sciences, de la primaire à la fin des secondaires, via des milliers de vidéos et d’exercices. L’accès au contenu peut se faire par classe (1re primaire, etc.) ou par matières (les bases en calcul, la trigonométrie, l’algèbre, etc.).

La plateforme propose trois interfaces qui correspondent à trois manières d’utiliser Khan Academy : l’interface enseignant, l’interface apprenant et l’interface parent.

Depuis le début de la crise, l’audience du site a bondi. En février 2020, la plateforme comptait 45 915 utilisateurs inscrits. Aujourd’hui, elle en compte plus de 100 000. Le nombre d’utilisateurs inscrits a donc plus que doublé en un an. Parmi ces utilisateurs, on recensait 38 600 élèves en février 2020 et 90 000 apprenants inscrits aujourd’hui ; et 7 333 enseignants et coachs en février 2020 et 15 589 aujourd’hui. De plus, plus de 450 000 personnes ont consulté le site ces 12 derniers mois, soit plus d’un élève sur deux.