Pas toujours évident pour les enfants de se pencher sur leurs tables de multiplication, après une journée passée sur les bancs de l’école. Pour certains, l’heure des devoirs peut très vite devenir pénible. Voici quelques conseils d’Élisabeth Fettweis, coach en parentalité à Malmedy, pour éviter les crises. "Il n’y a pas de formule magique, mais ça vaut parfois la peine d’essayer quelques astuces."

1. Trouver le bon moment. De retour à la maison, laissons le temps à notre enfant de relâcher les tensions de la journée et vérifions que tous ses besoins primaires sont remplis avant de se lancer. "Se poser permet de mieux redémarrer. Il faut le rendre disponible aux devoirs, lui permettre d’accueillir ce qui est compliqué, sa contrariété du moment, et lui dire au besoin : "Je vois que ça t’ennuie de faire les devoirs, que c’est compliqué de te remettre au travail." Le fait de reconnaître cette difficulté permet d’apaiser l’enfant. "

2. Laissons-le planifier. Laissons-lui le choix du moment des devoirs. "Directement après le goûter, un petit dessin animé, après être allé courir dehors ? Il faut le positionner par rapport à un emploi du temps, pour que le moment des devoirs s’installe dans une routine. S’il a plusieurs devoirs à faire, demandons-lui par lequel il veut commencer. Il aura ainsi la maîtrise sur la manière dont ça se passe, et ça le responsabilise."

3. Évitons les distractions. Éteignons la TV, dégageons la table, sans jouets ni distractions à sa portée. Délimitons une période de travail (entre 15 et 30 minutes, selon l’âge), un timer l’aidera à visualiser le temps qui passe. Certains dispositifs comme un gros ballon à la place du siège ou une chambre à air aux pieds d’une chaise peuvent aider les enfants qui souffrent de troubles de l’attention.

4. Soyons positifs. "Il faut valoriser les efforts fournis pour renforcer leur estime de soi. Bien souvent, on a tendance à pointer du doigt le négatif mais pas spécialement le positif. Plus on va pointer ce qu’on attend, plus on va le renforcer."

5. Ne nous acharnons pas. "Le laisser 5 h devant sa feuille ne pourra apporter que du dégoût et de la colère par rapport à l’école." Arrêtons, quitte à reprendre les devoirs plus tard.