Le point sur le front des actions des routiers

BRUXELLES Environ cent patrons routiers bloquent toujours lundi matin avec leurs camions le centre névralgique de Bruxelles, où la circulation devrait être très perturbée, pour obtenir du gouvernement une baisse du prix du gazole, a indiqué l’Union professionnelle du transport par route (UPTR). Des dizaines de transporteurs ont passé une nuit blanche ou ont dormi dans leur camion après l’échec de discussions pendant la nuit avec le chef de cabinet de la ministre écologiste des Transports Isabelle Durant.
Ils souhaitent maintenir leurs barrages dans le quartier des ministères belges jusqu’à la rencontre prévue lundi à 15h00 au ministère des Transports avec Mme Durant et le ministre des Finances Didier Reynders.

Le dépôt Esso de Tournai bloqué

Depuis dimanche soir le dépôt ESSO de Tournai est bloqué par des routiers. Les distributeurs du Hainaut occidental ne peuvent plus se ravitailler. Implanté et exploité depuis 1975 par la firme ESSO dans le zoning industriel de Orcq/Marquain (Tournai), rue Terre à Briques, ce dépôt de carburant de 15 millions de litres est principalement constitué de gasoil rouge et blanc et, dans une moindre mesure, de pétrole. Ce dépôt, qui occupe trois personnes, est accessible aux distributeurs par un système de carte magnétique. Le personnel employé par ESSO a néanmoins pu se rendre au travail. Pour le reste du zoning industriel, les accès sont libres.

Dépôt Fina bloqué à Feluy

A Feluy, le dépôt pétrolier de l'usine Fina Research, ainsi que le dépôt de Martens SA, sont bloqués depuis lundi matin par des camionneurs, selon un responsable de l'usine, et selon la BSR de Mons.
Entre 10 et 15 véhicules entravent le passage des camions venus se ravitailler auprès des deux usines. Depuis lundi matin, les quais de chargements demeurent vides d'occupants. Le personnel parvenant sur le site de Fina en voiture, a néanmoins l'accès libre sur les sites, en slalomant entre des poids-lourds. A Tertre, c'est l'entreprise Martens SA, quai de Wallonie, qui est bloquée depuis ce matin. Le dépôt, constitué des grosses cuves de carburant, est bloqué par trois camions sur le chemin d'accès, étroit, toujours selon la BSR qui gère l'ordre public.
Du côté des autoroutes, les UPC ne signalaient aucun problème d'encombrement du réseau vers 10 heures.
Seul quelques opérations "escargots" isolées étaient signalées sur le ring d'Anvers.

La STIB également perturbée

Le porte-parole de la STIB a précisé que vers 9H30, huit lignes de bus avaient été modifiées ou supprimées et trois lignes de trams étaient également touchées directement par l'action des routiers.
Certains bus, comme le 22 qui circule dans le quartier européen, ont été supprimés parce que la circulation y était impossible lundi matin. D'autres lignes sont déviées. Parfois le trajet est coupé en deux afin d'éviter le centre de Bruxelles. Certains bus n'effectuent par ailleurs qu'une partie de leur trajet et s'arrêtent à l'entrée du centre-ville. Enfin, sur trois lignes de trams (92,93,94), la circulation a également été coupée en deux pour éviter les environs des barrages.
De manière générale, les véhicules de la STIB enregistraient en outre des retards provoqués par les importants problèmes de circulation dans le centre

Réactions politiques controversées