Société Sans grande surprise, saint Georges est parvenu à vaincre le dragon et à assurer la survie de la cité.

L’effervescence était totale ce dimanche à Mons alors que près de 250 000 personnes se sont pressées en centre-ville pour assister aux nombreux moments rituels ou festifs qui ponctuent le Doudou, événement reconnu chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’Unesco depuis 2005.

Les festivités ont débuté mercredi, soit un jour plus tôt qu’à l’accoutumée, et se sont poursuivies jeudi, vendredi avec le traditionnel concert sur la Grand-Place, et samedi pour finalement atteindre l’apothéose ce dimanche. Dimanche matin, hommage était rendu à la sainte patronne de la ville lors de la procession avant que le Car d’or transportant ses reliques s’élance sur la rampe Sainte-Waudru, poussé par la foule.

Il n’aura fallu que quelques secondes pour que l’objectif soit atteint, que la très chahutée descente de la rue des Clercs débute et que les acteurs fassent leur entrée dans l’arène pour proposer au public un combat mouvementé mais savamment orchestré. Cette année encore, le dragon ne sera pas parvenu à prendre le dessus sur saint Georges.

Malgré quelques difficultés - sa lance s’est brisée, son pistolet s’est enrayé -, ce dernier a terrassé le dragon au terme de trente minutes de lutte acharnée. L’honneur est sauf et, surtout, la cité est pérennisée : ce n’est pas encore cette année que les Montois périront ! Bien sûr, Montois et chambourlettes (en français, des invités) ont fêté cette victoire jusqu’aux petites heures.

La fête se poursuivra ce lundi avec la braderie monstre en centre-ville et, dès 20 heures, la deuxième édition de la Doudou Sound Party sur la Grand-Place. Les festivités se clôtureront mardi avec le traditionnel feu d’artifice. Les plus ardents défenseurs du folklore montois remettront le couvert dimanche prochain à l’occasion du Petit Lumeçon.