Détourner des produits pour un usage psychotrope devient un phénomène inquiétant chez les jeunes !

BRUXELLES Le phénomène des produits détournés pour un usage psychotrope prend une nouvelle ampleur. L’Allemagne est en effet confrontée à un nouveau souci d’envergure : celui du vol d’hortensias dans les jardins. Cette fleur, lorsqu’elle est séchée, est recherchée pour ses effets similaires à la marijuana.
Cette tendance de rouler des joints avec des fleurs n’est pas neuve mais prend de plus en plus d’ampleur sur les dix dernières années, et pas que chez les adultes.

Fumer de l’hortensia séché a des répercussions graves sur la santé : la plante libère de l’acide cyanhydrique en grande quantité, qui peut s’avérer très nocif et bloquer les voies respiratoires, menant à l’étouffement.

Les jeunes sont de plus en plus adeptes de la consommation de produits ménagers détournés de leur usage initial pour rechercher des effets psychotropes à des fins récréatives. L’unique objectif est de chercher de nouvelles sensations grâce aux différents produits légaux, facilement accessibles et nettement moins chers que les drogues illégales.

Ainsi, les alternatives à effet psychotrope sont trouvées comme fumer du thé, boire de la noix de muscade avec de l’eau chaude, consommer du sirop pour la toux ou encore mélanger du cola avec de l’aspirine, avec de graves répercussions pour la santé.

Les drogues dites par inhalation sont aussi recherchées et testées chez les jeunes adolescents dès l’âge de 12 ans. Celles-ci sont répertoriées en quatre catégories : liquides qui s’évaporent, spray (aérosols), bonbonne de gaz et les nitrites. Le but est d’atteindre l’euphorie en inhalant les vapeurs toxiques de produits ménagers (cirage, colle, eau écarlate, acétone, dissolvant, éther, désodorisant, gaz et essence à briquet).

Soit les vapeurs du produit sont directement inhalées, soit le produit est versé sur un chiffon et est à son tour inhalé. Les différentes fonctions corporelles sont ralenties et une sensation d’euphorie se fait ressentir.

Mais les conséquences pour la santé sont dangereuses car ces produits chimiques sont inhalés, absorbés par les poumons et montent jusqu’au cerveau, causant des dommages physiques et psychologiques irréversibles : nausées, saignements de nez, perte de l’ouïe et de l’odorat, rythme cardiaque irrégulier pouvant entraîner la mort, problèmes aux reins et au foie, mort par étouffement, dépression, altération de la mémoire.

Ces expériences se font la plupart du temps durant la scolarité, en pleine adolescence, entre amis et sans aucun contrôle.


© La Dernière Heure 2013