Société Nés à l’étranger, parfois de parents binationaux, les enfants d’expatriés sont baignés dans un cocktail de cultures. Comment le vivent-ils ? Témoignages de deux familles.

"Car", ou voiture en anglais, ce fut le premier mot du petit Noël, 3 ans. Sa maman, Janine, est anglaise. Son papa, Richard, est irlandais. Ils se sont rencontrés à Barcelone, où ils travaillaient depuis plusieurs années. C’est aussi dans cette ville qu’est né Noël, au printemps 2016. Dès ses 10 mois, il a été exposé à l’espagnol et au catalan car ses parents l’ont placé dans une nurserie locale. "C’est sûrement déjà à ce moment-là qu’il a commencé à entendre et à utiliser des mots en espagnol", explique Janine. Les bébés en bas âge peuvent effectivement percevoir les sons de différentes langues, ce qui les rend potentiellement polyglottes. Aujourd’hui, avec sa tête blonde et ses yeux bleus, Noël ne passe pas inaperçu dans sa classe de maternelle, mais est loin d’être le seul enfant d’expatriés. Ses camarades de classe viennent de partout : Colombie, Philippines, Catalogne… mais en classe, tous parlent le catalan.